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Elgg, plateforme idéale pour Parenco?

Articles, Projet Parenco, Web

Il existe aujourd’hui plusieurs solutions techniques pour lancer la version bêta de Parenco. Le choix se portera vers la solution qui offrira le meilleur rapport coût de développement /performances et évolutivité des fonctionnalités. Après avoir vu tourner plusieurs plateformes capables de propulser un réseau social de niche, de plus en plus d’arguments m’amènent à penser qu’Elgg est le meilleur choix. Laissez-moi partager avec vous ces arguments.

Une solution en logiciel libre


Elgg est une plateforme en logiciel libre ou open source. Cela veut dire que le code source est ouvert (non propriétaire) et que chacun peut créer librement du code pour faire évoluer la solution. C’est le cas pour Firefox (navigateur web) ou Linux (système d’exploitation) par opposition à Internet Explorer ou Windows qui sont des logiciels propriétaires. L’open source est une tendance de fond qui se développe de plus en plus. Certains prestataires se sont d’ailleurs spécialisés dans le développement en libre. En effet, cette façon d’envisager l’utilisation de logiciels offre beaucoup d’avantages :

  • Pas de licences à payer pour l’utilisateur
  • Possibilité d’envisager des développements complètement sur-mesure
  • Existence d’une communauté de développeurs qui collaborent et qui font avancer ensemble les possibilités de la solution. Chacun peut utiliser les codes que les autres ont développé et corriger d’éventuelles erreurs ou d’éventuelles failles de sécurité
  • Assurance pour l’utilisateur final de pouvoir changer de prestataire technique tout en capitalisant sur les développements déjà réalisés
  • Contournement pour les prestataires de l’obligation d’être dépendants du bon vouloir d’un éditeur de logiciels
  • Un avantage financier : à fonctionnalités égales, une solution en logiciel libre est souvent moins coûteuse pour l’utilisateur final qu’une solution en logiciel propriétaire, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus

Cependant, recourir à l’open source comporte aussi quelques inconvénients :

  • Si la communauté de développeurs se dissout, les développements et les intégrations de la solutions stoppent
  • Il n’existe pas d’alternatives libres à tous les logiciels propriétaires
  • La multiplicité des équipes de développement travaillant sur un même logiciel; il est parfois difficile de suivre l’évolution des fonctionnalités d’une solution libre
  • La pluralité des logiciels répondant à un même besoin et donc se faisant concurrences entre eux

Cette liste d’avantages et inconvénients n’est pas exhaustive mais soulève les points les plus importants. Malgré les difficultés inhérentes à l’écosystème de l’open source, ce choix nous paraît intéressant pour lancer une plateforme comme Parenco à moindre coût et quasi assurée de voir constamment de nouvelles fonctionnalités développées par la communauté qui est derrière.

Le fonctionnement d’Elgg


Elgg est donc une plateforme open source pour développer des réseaux sociaux. Le « core engine » ou noyau de base se conjugue à différents « plugins » ou extensions offrant différentes fonctionnalités (comme le CMS Wordpress pour ceux à qui ça parle). Les développeurs de la communauté Elgg créent et mettent à jour en permanence des plugins et en partagent le code. Les administrateurs d’un réseau social propulsé par cette solution peuvent donc régulièrement télécharger de nouveaux plugins et les intégrer pour les proposer aux utilisateurs du réseau qui choisissent ou non de les intégrer à leur profil. C’est exactement le fonctionnement souhaité pour Parenco : proposer aux membres du site des modules leur offrant différentes fonctionnalités (géolocalisation, agenda, partage de fichiers, groupes, gestion de contacts…) et les laisser construire leur espace utilisateur avec les modules dont ils ont besoin ; ainsi, chacun utilise les fonctionnalités qu’il veut en fonction de ce qu’il est venu chercher sur Parenco. Elgg propose aujourd’hui environ 700 plugins. La démarche et les idées qui propulsent Elgg est tout-à-fait en accord avec celles de Parenco : la co-création, la force de la communauté et la personnalisation des services.

La première version du service date de 2004 et la fédération de la communauté française a commencé en 2009.

Voici à quoi ressemble une interface Elgg:

Là évidemment ce n’est pas très sexy mais le thème et l’apparence sont personnalisables.

Pour une excellente explication d’Elgg, rendez-vous ici, cet article écrit par l’agence de conseil en architectures techniques Clever age a constitué une source de premier choix pour ce billet, merci à eux ! Si vous souhaitez intégrer la communauté francophone d’Elgg, c’est .

Enfin, si vous voulez tester une plateforme Elgg voici Beebac, un réseau social dédié au partage de savoirs scolaires et professionnels.

Bref, par son fonctionnement, et parce que c’est une solution open source, Elgg me paraît tout-à-fait adapté au lancement de Parenco. Cependant, il faut avoir une vision objective des différentes solutions techniques possibles pour propulser la plateforme, et c’est le but de l’élaboration d’un cahier des clauses techniques, mission pour laquelle je cherche actuellement un prestataire. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas! Si vous voulez discuter des avantages et inconvénients de l’open source en général et d’Elgg en particulier, ça m’aiderait beaucoup!

François

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Overdose de réseaux sociaux ?

Articles, Web

Dans le monde merveilleux des entrepreneurs du web, on croise aujourd’hui beaucoup de projets de création de réseaux sociaux. Parenco par exemple, en est un. C’est un fait assez étonnant car peu de réseaux sociaux gagnent de l’argent. Même Facebook ne dégage pas beaucoup de profits. Alors pourquoi ? Et bien il semble que les réseaux sociaux sur internet répondent à un vrai besoin en terme d’usages. On vivait bien sans, mais il faut reconnaître qu’on les adopte vite…Comme si ces outils comblaient un besoin latent. En outre, la forte progression du nombre d’inscrits sur les réseaux sociaux généralistes fait de plus en plus rêver annonceurs et médias, prémices éventuels d’une monétisation très prometteuse de ces services et de l’émergence de modèles économiques enfin viables et lucratifs, ce qui attirera sûrement de nouveaux acteurs…

Quelques exemple d'outils du web social

D’où mon interrogations du jour : y-a-t-il des moyens de faire cohabiter tous ces réseaux sans que ce soit un casse-tête à gérer pour l’utilisateur final ?

Si vous voulez bien, je vais prendre mon exemple : Personnellement j’utilise Facebook, Viadéo, Lindekin et Twitter. Je suis aussi membre du réseau social d’Atlantic 2.0, de la FING et d’un autre  (un NING pour les puristes)  qui regroupe les web-entrepreneurs français ; enfin cette semaine, j’ai découvert Foursquare…Il y en a beaucoup d’autres qui mériteraient que je m’y inscrive mais il y a un moment où ce n’est pas gérable ou alors je passerais ma journée sur des réseaux sociaux.

Petit rappel sur ces différents services :

Facebook est un réseau social généraliste qui vous permet de rester en contact avec vos amis en échangeant des messages, en partageant des photos, en organisant des évènements, en s’inscrivant à des groupes thématiques et d’autres choses encore. C’est le plus utilisé et il regroupe plus de 300 millions de membres.

Linkedin et Viadéo vous permettent de gérer votre réseaux professionnels et de rejoindre des communautés en échangeant sur des thématiques qui vous intéressent.

Twitter est un service de microblogging : vous éditez des « tweets » (littéralement gazouillis), messages de 140 caractères maximum auprès de vos « followers », c’est à dire des membres de Twitter qui suivent vos tweets et vous recevez les tweets des gens que vous suivez. Au début, j’étais très dubitatif sur l’intérêt de Twitter mais je me suis aperçu que c’est un formidable outil de veille.  140 caractères c’est peu…donc peu de blabla sur Twitter et beaucoup d’informations très instantanées avec des liens pour creuser. Une des grandes forces de Twitter, c’est que souvent,vous pouvez suivre les tweets des autres membres sans qu’ils vous connaissent ou qu’ils acceptent : rien ne vous empêche de suivre Bill Gates ou Barack Obama par exemple ; ce qui fait que les tweets de certains leaders d’opinions sont lus par des centaines de milliers de membres qui les retweetent eux-mêmes à leur followers et ainsi de suite…la viralité a enfin son outil dédié ;  Twitter compte aujourd’hui plus de 40 millions de membre. Au passage, voici mon compte Twitter.

Foursquare m’ a aussi beaucoup surpris au départ. Annoncé comme le nouveau phénomène web 2.0 après Twitter, ce service permet aux utilisateurs de déclarer un checkpoint, c’est à dire de signaler le lieu où ils sont. Le membre qui pointe le plus souvent dans un lieu est élu maire de ce lieu. OK et alors me direz-vous ? quel est l’intérêt à part fliquer ses amis et connaître tout ce qu’ils ont fait dans une journée ? ce qui fait un peu peur. Mais en fait Foursquare a une portée sociale très intéressante : il vous permet de faire découvrir à vos amis les endroits que vous aimez bien et inversement.Cela devient vite un jeu : être le premier à découvrir, partager et commenter un endroit branché ou une expo sympa. Interfacé avec votre compte  Twitter et utilisé depuis un téléphone portable avec un GPS, Foursquare prend tout son sens et devient lui aussi un outil viral de veille très puissant. C’est une description un peu simpliste car Foursquare offre bien d’autres possibilités ; pour ne savoir plus, lisez ceci.

Quand on voit aujourd’hui le nombre de réseaux sociaux dédiés à des thématiques particulières (Golfbuzz pour les golfeurs, Tribuweb pour les seniors, Peuplade pour les voisins bientôt Parenco pour les parents ;-) …), on peut se demander comment les utilisateurs vont s’y retrouver dans leurs différentes vies numériques. S’il faut se loger à chaque utilisation, dans le meilleur des cas et pour un maximum de sécurité, avec des identifiants et des mots de passe différents pour chaque service, c’est ingérable. Autre problème, la dissémination de son identité numérique : il est un peu inquiétant de se dire qu’en utilisant plusieurs services de ce type, on dissémine ses informations privées un peu partout sur la toile. Enfin, il y a le soucis de la redondance : pour chaque inscription, je dois souvent donner les mêmes informations, ce qui finit par agacer. Bref, on voit que la multiplication des outils sociaux sur le web pose un certain nombre de problèmes dont certains assez préoccupants.

Une première solution aux problèmes liés à la gestion de son identité numérique  réside peut-être dans l’utilisation d’Open ID ; il s’agit d’un service en ligne qui centralise votre identité numérique, vos identifiants et vos mots de passe sur les différents sites web que vous visitez. Plus besoin de remplir des formulaires qui demandent à chaque fois la même chose et d’aller chercher vos identifiants oubliés au fin fond de votre boîte e-mail. Concernant le  casse-tête que représente l’utilisation de plusieurs réseaux sociaux pour des usages différents, l’issue réside peut-être dans l’utilisation d’un outil qui servirait d’agrégateur de vie numérique. Netvibes et I-google permettent déjà de gérer vos comptes Facebook et Twitter, de centraliser tous les flux RSS et vos différentes boîtes e-mail mais il faudrait franchir un cap supplémentaire pour pouvoir gérer efficacement de manière centralisée et sécurisée tous les services du web social que vous utilisez. Peut-être qu’un tel outil existe déjà ?

Certains d’entre vous se disent sûrement en me lisant : « il est bizarre celui-là de pointer les problèmes qu’engendre la multiplication des outils sociaux en ligne alors qu’il veut lancer un réseau social pour les parents ». Je comprends mais c’est aussi ça la philosophie de ce blog : partager avec vous les interrogations qui sont les miennes pour Parenco. Surtout, je suis persuadé que les différentes préoccupations évoquées dans ce billet trouveront des réponses adaptées aux nouveaux usages sociaux propulsés par Internet. C’est le propre des grandes innovations d’engendrer une multitude de nouveaux produits et services, de nouveaux usages et aussi de nouveaux défis. Elles bousculent les habitudes et font émerger des interrogations jusqu’alors inexistantes. Gageons donc que les réseaux sociaux vont d’une part trouver leur cadre d’usage auprès des internautes (et ce faisant, limiter le nombre de nouveaux services sous lesquels on est noyé actuellement) et d’autre part, provoquer la mise en place de nouvelles législations et de nouveaux outils pour pallier aux difficultés que leur utilisation soulève.

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Confronter Parenco au jugement d’autrui

Articles, Projet Parenco

Jusqu’en décembre 2009, il a fallu 8 mois pour préparer la venue de Parenco : mener une étude de marché auprès des parents, s’imprégner de l’écosystème web et entrepreneurial des Pays de la Loire, connaître les structures locales agissant dans la sphère de l’enfance, étudier les réseaux sociaux de parents et réfléchir aux fonctionnalités que je voulais mettre en place sur la plateforme de services. Je souhaite d’ailleurs remercier chaleureusement Ludovic Plisson et Xavier Barbez pour leur investissement personnel, leurs idées brillantes et de leurs encouragements durant cette phase de cogitation.

2010 voit  le projet entrer dans une phase plus opérationnelle avec la volonté de trouver une réponse à cette question : Comment mettre en oeuvre Parenco?

Cette question est vaste et concerne aussi bien les partis pris techniques pour développer le site web que l’identification des meilleures structures à même de m’aider à créer la future entreprise ou bien encore la nécessité de travailler de concert avec les collectivités locales responsables des politiques de l’enfance sur notre territoire. Il a donc fallu aller à la rencontre de ces ressources. Je dois dire que j’aurais certainement dû enclencher cette démarche plus tôt tant elle fût riche en rencontres et en enseignements…En effet, je me suis rendu compte que rompre l’isolement est une démarche salvatrice pour un entrepreneur et que c’est un bon moyen de chasser les doutes qui accompagnent tout projet de création de société. Mon horizon s’est considérablement élargi ces dernières semaines, et je le dois à tous ceux qui ont bien voulu prendre sur leur temps pour jauger Parenco et me livrer des pistes et des conseils pour travailler dans le bon sens.

J’ai rendu visite à L’Ecole de Design de Nantes, à l’ICAM Nantes, à Audencia, à des agences de développement de sites web, à des entrepreneurs, à d’autres porteurs de projets, j’ai rencontré le pôle enfant de Cholet (pôle de compétitivité national dédié aux acteurs de la sphère enfance), la cour de création (incubateur du pays des Mauges pour des projets innovants tournant autour de l’enfance); la Société d’economie mixte des Pays de la Loire, et bien d’autres encore. J’ai pu constater que dans leur grande majorité, mes interlocuteurs ont vu en Parenco un projet prometteur, en phase avec les attentes des parents, et avec les spécificités économiques et sociales du territoire des Pays de la Loire. Beaucoup m’ont aidé à me projeter dans les aspects opérationnels du projet : nécessité de trouver un partenaire technique de confiance ayant démontré ses compétences dans le développement de plateforme web collaboratives,  élaboration d’une véritable stratégie de recrutements d’utilisateurs parents, priorité à la  mise ligne rapide d’une version bêta de Parenco afin de tester le concept et de valoriser la solution auprès d’investisseurs potentiels, et j’en passe. Merci donc à eux de m’avoir livré sincèrement leurs impressions et leurs conseils bienveillants.

Fort de ces échanges, je m’attache maintenant à mener à bien tous ces chantiers, indispensables à l’élaboration de Parenco. Celui de l’identification du bon prestataire technique est primordial : il doit me permettre de définir un cahier des charges des clauses techniques, qui me renseignera sur le montant de l’investissement à consentir pour les frais de développement et sur le rétroplanning du lancement de la version bêta. Surtout, c’est le premier pas vers l’élaboration d’un plan de financement et donc d’un business plan solide susceptible de me permettre de lever des fonds pour gérer la croissance de Parenco et enrichir le panel des applications proposées par le site. Conjointement, il faut dès maintenant tenter d’impliquer  les parties prenantes du projet (collectivités locales et professionnels de l’enfance) en vue de provoquer l’adhésion de tous et de satisfaire les besoins de chacun.

Bref, le plus dur est encore devant mais ouvrir Parenco aux autres a été une énorme source de motivation, et les bonne volontés ne manquent pas…

François

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