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Le cycle de vie des technologies issues du web 2.0 : de la sphère privée aux usages professionnels

Articles, Divers, Web

Le marché du réseau social d’entreprise, des outils en ligne de management participatif et du social media marketing est en pleine effervescence. Les grandes marques mettent en place  en externe des plateformes d’innovation collaborative pour solliciter leurs consommateurs, les experts de leurs marchés ou bien leurs fournisseurs; et des intranet 2.0 en interne. Cette démarche globale d’open innovation décloisonne les entreprises et les amènent à solliciter les bonnes idées de tous les acteurs de leur écosystème, et en premier lieu de leurs employés. Alors que la bonne vieille boîte à idées qui trainait dans le couloir ou la boîte de réception d’un e-mail de contact restait trop souvent vide, les plateformes web d’innovation participative constituent désormais des sources non négligeables d’améliorations des pratiques et de valorisation des bonnes initiatives. On peut se demander si cet état de fait est motivé par une prise de conscience de la nécessité d’ouverture et de renouvellement ou bien par une peur de rater le coche mais ce serait tomber dans le procès d’intention. Après tout, l’important c’est que la culture du management, de la relation client et de l’innovation évoluent vers plus de transparence et plus de dialogue.

Cependant la mise en place de tous ces outils ainsi que la ré-orientation des stratégies de communication B to C (comprenez de l’offreur au consommateur final) vers le social media marketing révèlent un état de fait qui est assez nouveau : les outils issus des technologies du web 2.0 (réseaux  sociaux, blogs, wikis…) ont d’abord été adoptés par les particuliers avant de trouver leur place dans les activités professionnelles. Ce point représente une curiosité dans l’histoire des innovations majeures. En effet d’habitude, les nouvelles technologies sont d’abord développées à des fins professionnelles voire militaire (même internet à ses débuts) et elles trouvent  ensuite leurs usages « civils » dans des produits de grande consommation. Cela a été le cas pour la micro-informatique, le GPS, les micro-ondes, l’énergie nucléaire, l’aéronautique…Il en va tout autrement des outils communautaires  en ligne en général et des réseaux sociaux en particulier. Alors que Facebook vient de dépasser les 500 millions de membres (soit 10% de la population mondiale, excusez du peu…), les entreprises commencent à se dire que cette place de marché et ces nouveaux modes d’interactions représentent des leviers de croissance et d’innovation formidables. Poussées en cela par l’arrivée des représentants de la génération Y dans les rangs de leurs consommateurs et de leurs employés, elles cherchent à déployer vite et bien des stratégies de présence sur ces medias qui bouleversent les codes de la relation client et à implémenter des démarches de management participatif en interne afin de mieux capitaliser la connaissance et de valoriser leur capital humain.

Comment expliquer que les usages civils de ces technologies aient devancé les usages professionnels, au point de forcer les organisations à revoir leurs stratégies aussi bien en leur sein que vis-à-vis de leurs parties prenantes  externes (clients, fournisseurs…)? Pourquoi n’ont-elles pas anticipé ces bouleversements?

  • On pourrait avancer l’argument de la forme qu’ont pris les innovations liées au technologies du web 2.0. Nous ne sommes pas ici sur le terrain de l’innovation technologique : Twitter, Facebook, Wikipedia ou Foursquare ne représentent pas des nouveaux paradigmes technologiques. Mais on s’aventure sur le terrain mal défriché de l’innovation d’usage, tellement mal défriché qu’en France par exemple, les innovations d’usages représentent le (un des…) parent pauvre de la recherche et qu’elles souffrent d’un manque de considération; a tel point qu’Oséo, l’agence qui accompagne les projets innovants en France refuse encore trop souvent d’apporter son appui financier aux projets qui ne présentent pas d’innovation technologique, comprenez qui n’aboutissent pas au dépôt d’un brevet.
  • Ou bien, et peut-être est-ce plus inquiétant, cette mauvaise anticipation du changement du paradigme social démontre-t-il la faible agilité des entreprises et des organisations et une certaine inefficacité quant à leur missions de prospective sur l’innovation. Même si les choses bougent, l’Europe est encore très en retard sur ces questions d’innovation sociale et managériale. A ce titre, les entreprises américaines ont pris une sacrée longueur d’avance, tout particulièrement sur les usages professionnels du web 2.0 : Twitter est devenu un gros levier de business pour DELL et les groupes gérant des points de vente disséminés (Pizza Hut, Starbucks…) jouent à fond la carte Foursquare, conscient de l’énorme place de marché que sont en train de faire émerger l’exploitation des données géolocalisées. D’autant, la quasi-totalité des 100 plus grosses entreprises américaines ont mis en place en interne des outils de management collaboratif : mind mapping (ou cartes heuristiques), Intranet 2.0…
  • Enfin, on peut aussi chercher la réponse du côté des structures managériales figées et du sacro-saint « risk management » ou encore principe de précaution qui a omnibulé les managers et figé les organisation dans l’attentisme. Non seulement ces attitudes ont contribué à alimenter la perte de sens et de reconnaissance au travail dont souffrent certains salariés mais elles ont aussi nourri pour une bonne part l’immobilisme des modèles en place et favorisé un contexte peu propice au repérage de tendances de fond émergeant au sein de la société « civile ». On comprend bien que la mondialisation, la volatilité accrue des capitaux, la pression de la rentabilité et l’accélération de la vitesse de circulation de l’information ont créé un climat d’incertitude et de risques pour les entreprises, mais l’incertitude doit toujours encourager la marche en avant et l’innovation, pas l’immobilisme!

En se ruant précipitamment dans des stratégies de communication virales et communautaires encore trop souvent mal pensées et peu novatrices, l’entreprise prend le risque de mal comprendre et de mal maîtriser les nouveaux modes d’interaction avec  ses parties prenantes. Il y a encore 1 an, les grandes entreprises européennes se demandaient si elles devaient monter dans le train du social media ; aujourd’hui elles se demandent comment prendre le train en route pour ne pas être dépassées. Mais la vraie question devrait déjà être : comment être aux commandes de la locomotive?

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De l’égalité des chances à l’école : les stratégies éducatives en question

Articles, Parentalité

Le 7 juin avait lieu les journées scientifiques de l’université de Nantes dédiées cette année à la thématique enfance. J’ai assisté à certaines conférences tout à fait intéressantes et l’une d’elles a particulièrement retenu mon attention : comment les pratiques éducatives déterminent le développement de l’enfant par Agnès van Zanten. Ma prise de notes effrénée doit pouvoir m’aider à vous restituer le contenu de cette intervention très pertinente sur les inégalités qui existent dans l’école et comment notre système éducatif et les stratégies des familles contribuent à les entretenir.


Agnès van Zanten est sociologue et directrice de recherche au CNRS. Elle travaille à l’Observatoire sociologique du changement (CNRS-Sciences Po Paris) et dirige le GDR-RAPPE (Réseau d’analyse pluridisciplinaire des politiques éducatives), ainsi que la collection « Éducation et société » aux PUF. Elle enseigne à Sciences Po et à l’École Normale Supérieure de Cachan, et effectue de nombreuses interventions dans des séminaires scientifiques et des journées de formation de cadres et de professionnels de l’éducation en France et à l’étranger. Elle a dirigé le Dictionnaire de l’éducation (PUF, 2008). Merci au site web de l’observatoire des zones prioritaires (www.association-ozp.net) pour cette courte biographie.

Force est de constater qu’entre l’image d’Epinal qui veut que l’école républicaine constitue le plus court chemin vers l’ascenseur social et la réalité d’un système éducatif en crise, il y a un gouffre. Entre les violences en milieu scolaire, les réformes du gouvernement Fillon, l’échec (sauf exception) des politiques de ZEP et les classements internationaux de niveau des élèves qui ont vu la France dégringoler, l’Education Nationale est sous le feu des projecteurs, et pas pour de bonnes raisons. Pierre Bourdieu avait déjà stigmatisé l’école en cela qu’elle constituait un outil de reproduction des hiérarchies sociales. Rien n’a changé pourtant malgré les intentions. Les élèves qui réussissent le mieux leurs études sont d’abord issues de milieux favorisés. Lors de sa conférence, Agnès van Zanten nous a livré des éléments qui expliquent comment s’opère cette reproduction sociale, et comment elle est favorisée à la fois par les stratégies des familles et par le système lui-même.  Je dois préciser que le contenu qui va suivre ne constitue en rien une retranscription officielle de l’intervention d’Agnès van Zanten.

Quelques constats :

  • Les familles des milieux populaires ont des aspirations scolaires pour leurs enfants moins élevées que celles des familles favorisées. Malheureusement l’école dépasse trop rarement ces aspirations : au mieux elle les encourage, souvent elle les tire vers le bas.
  • Les enfants des classes populaires sont assez vite autonomes d’un point de vue pratique et social mais moins vite d’un point de vue intellectuel. C’est l’inverse au sein des familles aisées et c’est cette forme d’autonomie que récompense le système scolaire.
  • Les familles des milieux populaires laissent beaucoup d’indépendance à leurs enfants. Ils sont moins sollicités et surveillés que dans les milieux aisés où les parents ont des débats d’idée avec leurs enfants, surveillent leurs devoirs et les poussent à suivre plusieurs activités extra-scolaires. Là encore l’école a un parti pris vis-à-vis de ces pratiques dans la façon dont elle évalue les élèves.

De nouveaux facteurs empêchent l’école d’être plus égalitaire

  • L’inégalité dans l’assistance apportée aux élèves :  l’allongement de la durée d’étude et le durcissement des sélections dans les études supérieures aggravent ce constat. 40% des parents issus des classes populaires déclarent ne pas être en capacité d’aider leurs enfants à faire leurs devoirs à l’école primaire et ils sont 80% au collège. Si ces enfants ne comprennent pas les cours, personne chez eux ne peut les aider. C’est particulièrement  vrai pour les matières où le savoir s’acquière de manière cumulative comme les mathématiques. A l’inverse, 70% des enfants issus des classes aisées suivent des cours particuliers dans le secondaire.
  • Le choix de l’établissement scolaire : les classes populaires respectent beaucoup plus la carte scolaire que les classes moyennes et supérieures qui font de ce choix une véritable stratégie (choix des options, déclaration d’une fausse adresse de résidence…). A cela s’ajoutent les familles qui font le choix du privé. Au cours de sa scolarité, 1 enfant sur 2 est passé au moins une fois par un établissement privé. En outre et ce n’est pas un hasard, les meilleurs lycées publics se trouvent souvent dans des zones où les loyers sont très chers, ce qui empêche d’office les milieux populaires d’y accéder.
  • L’implication des parents dans la vie scolaire : en France, les parents participent très peu à l’élaboration des projets pédagogiques des établissements scolaires. Cela créé une fracture très forte entre l’école et les parents peu éduqués qui ne comprennent plus les exigences du système scolaire et ne peuvent pas accompagner leurs enfants.

Que faire pour  gommer les inégalités?

L’école ne peut plus traiter également des gens inégaux.

  • Favoriser les aides publiques à destination des milieux défavorisés : il faut donner plus de moyens directs (équipements, encadrement des élèves…) aux lycées fréquentés par les classes populaires. Mais il faut veiller à ce que la mise en place de ces aides à destination d’une population donnée ne soit pas stigmatisée. Les études montrent que le niveau de réussite d’un établissement est conditionné à 75% par le niveau social des élèves qui y rentrent. La pédagogie a donc un rôle limité parce que les enseignants sont obligés de s’adapter à leur public.
  • Encourager la mixité des établissements : afin de dépasser les stratégies d’évitement menées par les classes supérieures, il est nécessaire de mener une politique de mixité sociale. Les études montrent que les élèves en difficulté progressent beaucoup plus vite dans des classes hétérogènes mais les enseignants français ne sont pas bien formés à animer des classes hétérogènes. La mixité doit devenir un projet social fort en communiquant sur ses bienfaits.

Individuellement, chaque parent a aussi des responsabilités quand il fait ses choix éducatifs. Les stratégies de protection sont tout-à-fait compréhensibles mais elle desservent la mixité  et tirent le niveau général vers le bas.

D’un point de vue plus personnel et pour dépasser les propos d’Agnès van Zanten, il serait peut-être aussi grand temps d’introduire de nouveaux outils d’enseignement comme les cartes heuristiques par exemple. De plus, s’accrocher à l’idée d’emmener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat a vécu. L’obtention du bac n’est plus vécu comme une reconnaissance et c’est bien dommage. A quand une vraie réflexion sur la refonte des sections au lycée, la désacralisation de la filière scientifique générale et la valorisation des filières techniques en France?

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Signe de vie…

Articles, Projet Parenco

Je dois reconnaître que j’ai un peu laissé mon blog de côté ces dernières semaines. Ce n’est pas bien mais il faut dire que j’ai été vraiment très occupé par Parenco. Or en regardant les statistiques de trafic du blog, je me suis aperçu que tous les lundis il connaissait un pic de connexions, car c’est le jour où en général j’écris mes billets. Je dois dire que ça m’a fait chaud au coeur (le mot est lâché!) de voir que malgré l’absence de nouveaux contenus, certains lecteurs ont tenu la cadence et ça m’a aussi un peu plus culpabilisé…Bref, plutôt que de rédiger un billet qui explique que j’avais les meilleures excuses du monde pour ne pas en écrire durant ces 6 dernières semaines, je vais vous dire ce que j’ai fait pendant ce temps-là. Certains diront que ça revient au même, je les entends d’ici…

Depuis la mi-avril, j’ai été très pris par la rédaction de dossiers de candidature pour 2 appels à projets : celui lancé par le pôle enfant d’une part, et d’autre part, celui lancé par la région Pays de la Loire sur un thème qui colle parfaitement à mon projet : L’innovation numérique au service du lien social. Pour ceux qui ne sont pas au fait de tous ces dispositifs, un appel à projets permet de présenter un projet innovant dans le but d’obtenir des subventions afin de le réaliser.

L’appel à projets innovants du pôle enfant (dont le dossier définitif est à rendre pour fin juin) nécessite de monter un consortium (comprenez un groupement d’acteurs pour porter le projet) composé dans l’idéal d’un établissement de recherche et d’entreprises. Cela est partiellement fait grâce à l’alliance de :

- Parenco (aujourd’hui une association, bientôt je l’espère une SARL),

- le laboratoire Présence et Innovation de Laval, dépendant des Arts et Métiers et spécialisé dans la réalité virtuelle et l’optimisation des processus de conception et d’innovation

- une petite entreprise du pôle enfant.

Nous cherchons encore une grosse société adhérente du pôle pour donner plus de poids à notre consortium. Dans le cadre de cet appel à projets, nous présentons un projet de plateforme 3D sur Internet qui permet à un professionnel  de l’enfance de solliciter des internautes pour l’aider à concevoir de nouvelles offres. Les industriels pourront impliquer des parents, des enfants, des pédiatres, des assistantes maternelles…dans leur processus d’innovation pour développer de nouveaux produits et services en co-création. Le rôle de Parenco sera d’utiliser son réseau social pour sélectionner les contributeurs. Une telle plateforme d’innovation collaborative n’existe pas encore et permettrait aux professionnels de l’enfance de tirer partie de 2 grandes tendances de fond : le social media marketing et l’innovation collaborative.

L’appel à projet de la région Pays de la Loire doit me permettre de financer plus facilement le développement de la version 1 du réseau social Parenco et d’en faire le site web référent pour les acteurs de la filière enfance en région. Pour répondre à cet appel à projets, il a fallu que je finalise mon cahier des charges et que je rédige un business plan. Voilà pourquoi j’ai été silencieux tout ce temps…Ces chantiers représentaient de sacrés challenges mais j’ai réussi à tout boucler dans les temps. Je tiens d’ailleurs à remercier l’équipe de Human Connect et en particulier Etienne Billet, qui m’a bien aidé à rendre un dossier crédible dans le timing.

Cela a eu le mérite de bien faire avancer le projet Parenco : avec un cahier des charges et un premier business plan, les choses deviennent plus concrètes. Je vais maintenant m’atteler à les rendre plus complets et encore plus persuasifs dans le but de trouver des investisseurs. Je dois également m’occuper de nouer des partenariats avec d’autres sites web pour parents afin avoir du contenu et de bénéficier d’échange de trafic. Enfin, je suis assez focalisé sur la recherche d’un associé : j’ai quelques pistes sous le coude mais rien de concret pour l’instant.

Au travail donc ! Et merci de votre fidélité!

François

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Ergonomie innovante ?

Articles, Web

Quand on souhaite lancer une plateforme web collaborative qui rend des services à une population donnée (les parents en ce qui me concerne), il faut accorder un soin particulier à l’ergonomie des fonctionnalités. Sans rentrer dans des considérations encyclopédiques (les deux premières lignes de la définition de l’ergonomie dans Wikipedia donnent la migraine), l’ergonomie d’un site web renvoie à son utilisabilité, c’est à dire à la manière dont sont présentées les interfaces d’utilisation de ses fonctionnalités. Plus simplement, c’est la façon dont ce site invite les utilisateurs à  naviguer entre ses différentes fonctionnalités. Il va sans dire que c’est un point essentiel quand on souhaite développer une application internet. La meilleure façon de faire fuir des internautes est de concevoir un site incompréhensible ou très lourd  en terme de navigation. Le design et la navigation, deux éléments prépondérants de l’ergonomie, sont les deux premières expériences auxquelles sont confrontés les internautes sur un site, il faut donc y apporter un soin particulier.

C’est d’autant plus vrai quand, comme c’est le cas pour Parenco, un site vise à faciliter la vie quotidienne d’une population donnée. Si les parents s’inscrivent sur Parenco, c’est pour y trouver rapidement des services qui leur feront gagner du temps (trouver une ludothèque dans leur quartier, dénicher une baby-sitter, s’informer sur les spectacles pour enfants…). Si la navigation et le design graphique sont compliqués et peu ergonomiques, aucun parent n’utilisera Parenco.

Dans ce cas, il suffit de concevoir une ergonomie « user-friendly » ou « centrée utilisateur » en version gauloise. Evidemment dit comme ça, ça semble simple : plus l’ergonomie de mon site est instinctive et fonctionnelle, plus elle séduira les utilisateurs. Et là se pose le débat que je souhaite soulever dans ce billet…Quand on travaille à l’ergonomie d’un service web, on a tendance à dire « si les utilisateurs ne comprennent pas d’emblée et sans assistance la façon dont il peuvent utiliser les fonctionnalités, c’est que l’ergonomie n’est pas bonne ». Cette sentence aux airs péremptoires est vraie dans le meilleur des mondes mais alors comment fait-on pour innover en ergonomie s’il faut éviter de surprendre l’utilisateur?

Si on réfléchit bien, beaucoup de plateformes web ont imposé leur ergonomie alors même qu’au départ, elle ne semblait pas franchement instinctive : c’est vrai pour Facebook et c’est vrai pour Twitter par exemple. Pourtant on ne peut nier le succès de ces initiatives. Il est donc possible d’être user-friendly tout en étant innovant. Mais ne nous y trompons pas : innover en ergonomie implique de casser en partie les codes classiques et donc de prendre le risque de décourager les utilisateurs, sacré casse-tête !

Ce débat est au coeur des préoccupations pour le développement de Parenco. Notre plateforme web a pour mission d’offrir aux parents la possibilité d’utiliser différents modules pour leur faciliter la vie (un agenda, un module de géolocalisation, une application pour trouver des produits d’occasion…). Chaque situation de parentalité étant différente, chaque parent doit être en mesure de sélectionner les modules qu’il souhaite utiliser et de se construire ainsi une interface utilisateur qui lui permette d’avoir accès à tous les modules qu’il ou elle aura sélectionnés. Dans cette optique, je pensais à un fonctionnement modulaire du profil utilisateur, un peu comme Igoogle ou Netvibes. Chaque membre pourrait ainsi se construire sa page et la faire évoluer au gré de ses préoccupations et de ses besoins. Personnellement, j’utilise Netvibes comme agrégateur de ma vie numérique et je trouve l’ergonomie vraiment bien pensée, voyez plutôt :

l’onglet communication me permet de gérer sans m’y connecter mon compte facebook, mon compte Twitter et mon compte gmail :

alors que l’onglet web me permet de centraliser les flux RSS de tous les blogs que je suis ainsi que différents widgets :

Une ergonomie modulaire de ce type me paraît la plus adaptée au fonctionnement de Parenco. Cependant, si j’ai trouvé Netvibes assez instinctif, rien n’indique qu’il en est de même pour tout le monde et surtout pas pour une population qui n’est pas webophile. J’ai réalisé cela en discutant avec Nicolas Marx de Parislabs, une agence web qui conçoit des réseaux sociaux et qui a entre autre lancé le site communautaire Hélia. Ils avaient aux aussi pensé au départ à un fonctionnement modulaire type Netvibes mais ils ont eu de mauvais retours utilisateurs qui leur disaient ne pas bien comprendre l’ergonomie du service. Pour remédier à cela, ils sont revenus à une logique de flux rassemblés dans une même interface et retraçant l’actualité de chaque module, à la façon de Facebook, d’abord pour la lisibilité des informations, ensuite parce que les internautes ont l’habitude du fonctionnement de Facebook, qu’ils qu’ils l’ont apprivoiser et qu’ils n’ont pas envie d’investir du temps à s’approprier un nouveau fonctionnement trop différent. Cela nous amène à poser la question suivante : En terme d’ergonomie, le leader impose-t-il le standard? Il n’est pas ici question de juger l’ergonomie de Facebook qui a bien des égards est bien pensée mais de comprendre à quel point les services web successfull créent des verrous et des barrières à l’entrée grâce à leur ergonomie. Précisons également qu’Internet est déjà une révolution en soi en terme d’usage et que la capacité de tout un chacun à intérioriser de nouveaux usages est limitée. Il faut laisser les utilisateurs se faire aux règles de fonctionnement des réseaux sociaux et des plateformes collaboratives en utilisant des règles ergonomiques qui créent des repères.
Sera-t-il possible pour Parenco de proposer à ses utilisateurs une utilisabilité différente de celle des autres réseaux sociaux sans risquer de les décourager d’utiliser le service? Si la réponse est non, il serait dommage de se mettre au diapason des autres plateformes et ainsi brider les possibilités d’innovation, mais si la réussite est à ce prix…

Qu’en dites-vous? Pensez-vous qu’une innovation ergonomique rencontre toujours le succès quand elle est bien pensée?

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Parenco confronté aux industriels du secteur enfance

Articles, Projet Parenco

Comme vous le savez peut-être déjà, Parenco s’est rapproché du pôle enfant, pôle de compétitivité à Cholet regroupant certains professionnels du monde de l’enfance. J’ai pu rencontrer certains de ses adhérents pour leur parler du projet et comprendre quels intérêts ils y voyaient… Jusqu’à aujourd’hui j’ai rencontré principalement des industriels. Ces RDV avaient pour objectifs de me confronter aux besoins de futurs prospects potentiels et d’en savoir un peu plus sur les points suivants:

- comment les entreprises du secteur enfant considèrent-elles les outils web 2.0 dans leur stratégie de communication (blogs, réseaux sociaux..)

- quelle vision ont-elles des réseaux sociaux ? les voient-elles comme une menace pour leur image?

- par quels moyens collaborent-elles avec les parties prenantes de leur écosystème? (clients, concurrents, pouvoirs publics, autres professionnels…)

- voient-elles des opportunités pour elles dans le projet Parenco?

- comment envisagent-elles d’utiliser la plateforme?

Les réponses récoltées m’aident à comprendre les objectifs, les stratégies et les contraintes de ces industriels afin de concevoir un produit qui répondra à leurs attentes et leur offrira de nouveaux leviers d’action vis-à-vis de leur écosystème. Je dois dire que j’appréhendais un peu ces RDV en cela qu’ils sont assez déterminants pour la suite du projet : imaginez qu’aucun de ces industriels n’aient vu un quelconque intérêt à Parenco ? Il fallait savoir s’il était en ligne avec les attentes de potentiels prospects…Heureusement, si évidemment Parenco n’est pas LA solution qu’ils attendaient depuis toujours, l’accueil a été bon. Et même ceux dont l’activité correspond assez peu aux objectifs du projet en ont compris l’intérêt (cf fin de l’article : CWF, un cas particulier).

Je vais tenter de retranscrire ici ce que m’ont appris ces RDV.

Tout d’abord, merci à tous mes interlocuteurs. Ils ont pris du temps pour me recevoir, et me donner un feedback sur un projet qui est encore en chantier, ce qui est un exercice parfois compliqué. Merci également de leur confiance : certains m’ont livré des informations sensibles sur leur activité et tous m’ont autorisé à les citer et à parler du contenu de notre entrevue sur ce blog, ce qui est une belle preuve de transparence. Afin que vous puissiez comprendre le sujet de l’article, voici la liste des personnes que j’ai rencontrées dans l’ordre chronologique.

  • GROUPE SALMON ARC EN CIEL : Xavier Cunaud (DG) et Hélène Seguin (directrice marketing). Le groupe Salmon arc-en-ciel, spécialiste des cadeaux de naissance textile, conçoit et distribue les produits des marques Berlingot, Sucre d’Orge, et fabrique également pour des marques de distributeurs.
  • DOREL : Rozenn Grenat (responsable market intelligence). Le groupe Dorel Europe conçoit et distribue des produits de puériculture.  En France, il est surtout connu par ses marques Bébé Confort, Baby Relax, Babidéal et Quinny.
  • GROUPE PUBLI-IMPRESS : Frédéric Péault (responsable marketing) et Sophie Fruchet (chef de projets web). Le groupe Publi-Impress opère sur le marché du prêt-à-porter enfant et adulte via ses marques Terre de Marins, Coudémail, Mahé Mahé et Elle est où la mer? Sa filiale Pulsion Design est spécialisée dans l’impression textile.
  • CANDIDE BABY GROUP : Sophie Boittin (responsable e-business et communication). Candide Baby Group occupe une place importante sur le marché de la puériculture et des jouets pour enfants à travers ses marques Candide, Latitude enfant, Pilouface et P’tit dodo.
  • CWF (Children Wordlwide Fashion) : Pascale Dechatre (Directrice des marques). Le groupe CWF conçoit, produit et distribue sous licence les lignes enfant des marques de vêtements Timberland, DKNY, Burberry, Hugo Boss, Chloé, Escada, Elle, et Marithé+François Girbaud.

Si je dois tirer des enseignements et essayer d’identifier  des tendances globales de ces RDV, voici ce que je peux dire:

  • les sociétés rencontrées entrevoient l’importance des outils du web 2.0 dans leur stratégie de communication (Facebook, Twitter, blogs influents…) mais disent mal les maîtriser.  Elles estiment ne pas avoir les moyens humains et les compétences requises pour mettre au point un vrai plan d’action vis-à-vis de nouvelles formes de medias. J’ai parfois ressenti une réticence à s’écarter des créneaux de la communication classique, c’est-à-dire purement verticale, ce qui est compréhensible tant la communication 2.0 est un art subtil et très récent. Cependant, j’ai veillé à attirer l’attention de mes interlocuteurs sur la nécessité de maîtriser leur réputation en ligne, tout spécialement auprès des parents. Il vaut mieux domestiquer assez vite ces nouveaux usages pour être efficace le jour où ils seront tout-à-fait incontournables pour les annonceurs. Il est aussi capital de bien considérer que le consommateur est de plus en plus exigeant vis-à-vis des industriels (traçabilité des produits, style de communication, citoyenneté des entreprises…) et qu’il a les moyens de générer très rapidement du buzz négatif.
  • globalement, les industriels trouvent intéressante la possibilité de solliciter une communauté de parents pour effectuer des sondages, organiser des évènements, faire tester des produits ou organiser des concours. En revanche, développer des outils de co-création  et de co-conception de produits en ligne est une idée qui a éveillé le scepticisme chez les professionnels rencontrés. Ils ne perçoivent pas très bien l’utilité d’une telle démarche et surtout, concevoir des produits requiert l’expertise de plusieurs métiers. Ils voient donc mal comment des parents pourraient participer à des processus d’innovation ascendante dans ce cadre-là, puisqu’ils ne maîtrisent pas forcément ces expertises (conscience des contraintes industrielles et logistiques, connaissance des normes de sécurité…). Néanmoins, certaines des entreprises rencontrées interagissent déjà avec les autres acteurs de leur écosystème dans leurs processus de validation de produits, que ce soit lors de focus groups avec des parents ou bien en réunissant des professionnels de l’enfance dits « manipulants » (pédiatres, assistantes maternelles, puéricultrices…), ce qui est déjà de la co-création.
  • certaines entreprises perçoivent bien dans le web la possibilité de lancer des activités de confection de produits sur-mesure ou de petites séries. Le groupe Publi impress par exemple, réfléchit actuellement à  la pertinence d’utiliser Internet comme canal de vente pour développer l’activité de son outil Pulsion Design et permettre aux parents de commander des t-shirts, bodies ou bavoirs aux motifs personnalisés. On pourrait imaginer un module Parenco dédié à cela.

Au-delà de ces constats, de nouvelles idées sont nées de ces RDV. Jusqu’à présent, je m’étais focalisé sur une interaction en ligne  industriels – parents. Mais c’était mettre de côté 2 objectifs essentiels de la platefome Parenco:

  • développer des interactions entre tous les acteurs de l’écosystème (pas seulement entre les parents et les industriels)
  • ancrer les entreprises dans leurs territoires, et les aider à dépasser leur rôle très restrictif d’offreur

Au fil de mes rencontres avec les adhérents du pôle enfant, j’ai réalisé que Parenco pouvait aussi servir par exemple à faire mieux collaborer les industriels avec les organismes de certification pour l’élaboration des normes de sécurité régissant la conception des nouveaux produits.

Il est important de comprendre que grâce au social media, les entreprises sont en mesure de dépasser leur rôle classique de simple offreur de biens et services. J’ai réalisé cela en discutant avec Rozenn Grenat du groupe Dorel de l’application que je souhaitais mettre à disposition des parents pour leur permettre de se revendre ou de troquer des produits de puériculture d’occasion. Je l’ai sentie dubitative…d’abord j’ai pensé qu’elle voyait d’un mauvais oeil cette application car elle entrait en concurrence avec les activités commerciales de Dorel mais je faisais fausse route. En fait, Rozenn Grenat a attiré mon attention sur le fait que quand on achète un produit de puériculture d’occasion, on ne récupère pas toujours le mode d’emploi, on ne sait pas toujours s’il est conforme aux normes actuelles, et surtout on ne sait pas comment il a été utilisé par le précédent propriétaire. (pour un siège bébé de voiture par exemple, comment savoir si un précédent accident n’a pas endommagé de manière non visible l’objet ?). En somme, l’expertise du groupe Dorel m’alertait sur les risques inhérents au lancement d’une application de vente de produits d’occasion. Dans ce cas, on pourrait imaginer que les industriels de la puériculture co-signent une charte de l’acheteur permettant aux membres de Parenco de se renseigner pour éviter les mauvaises surprises quand ils achètent un produit d’occasion. Ainsi, les entreprises ne se comportent plus seulement en tant que vendeuses, mais mettent gratuitement une partie de leur expertise au service de parents, ce qui aurait un effet très positif sur leur image et s’apparente à un acte citoyen et responsable.

CWF: un cas particulier

Quand CWF a répondu à ma demande de RDV, j’étais assez étonné. En effet, l’activité exclusivement sous licences de cette entreprise semble a priori incompatible avec les possibilités de communication que peut offrir Parenco à un industriel. Le groupe CWF, même s’il communique sur les marques qu’il distribue, n’établit par leur stratégie de communication. Dans ce domaine, il doit faire valider toutes ses initiatives par les marques. En outre, il ne communique jamais sous son nom car le client final n’achète pas du CWF, il achète du Burberry ou du Timberland. En conséquence, CWF n’a pas tellement intérêt à avoir une activité en propre sur Parenco pour ses actions de communications corporate. En outre, il semble que le groupe fasse assez peu appel à des groupes consommateurs pour valider ses collections donc solliciterait assez peu la communauté de parents membres de Parenco…Cependant nous avons exploré d’autres pistes de collaboration. CWF organise certains mercredi des essayages avec des enfants pour tester ses produits. Parenco pourrait servir à recruter et fidéliser ces ressources. De plus,  le groupe a lancé récemment un réseau de magasins en propre sous la marque Atelier de Courcelles. Chaque magasin pourrait avoir intérêt à animer un profil sur Parenco pour communiquer avec les parents de son périmètre géographique. Enfin, rien n’interdit de penser que les marques citées pourraient communiquer sur Parenco via CWF.

En conclusion, ces RDV ont été riches en enseignement et m’ont en plus permis de réfléchir à de nouveaux usages pour Parenco…Un peu plus de travail en perspective mais certainement un peu plus de pertinence à la clé…

François

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Parentalité & Handicap

Articles, Parentalité

Un des objectifs de Parenco est de mettre à disposition de la communauté un réseau social numérique pour décloisonner les situations particulières de parentalité. L’idée sousjacente est que les foyers vivant des situations qui compliquent la gestion de la parentalité (handicap, foyers monoparentaux, déménagement…) ont plus que les autres besoin d’échanger sur leurs problématiques spécifiques et de rencontrer des parents vivant les mêmes situations qu’eux.

Pour mieux comprendre certaines de ses contraintes et dans le cadre de Questions de parents, j’ai assisté en octobre 2009 au sein de l’antenne Loire-Atlantique de l’Association des Paralysés de France (APF) à une conférence sur le thème : Parentalité autrement, quand le handicap entre en ligne de compte. Ce débat était animé par Agnès Bourdon, une ancienne infirmière puéricultrice aujourd’hui invalide qui est membre du conseil national de la famille de l’APF et mère de famille. J’y ai appris beaucoup de choses et j’ai réalisé combien le handicap, qu’il soit du côté des enfants ou de celui des parents est susceptible de compliquer la gestion de la parentalité. En tant que valide, je ne me suis jamais posé la très grande majorité des questions abordées lors de ce débat et je voulais donc vous livrer toutes ces découvertes. Le débat a porté sur deux thématiques : l’enfant handicapé et sa famille, et ensuite le handicap parental. Le but de ce compte-rendu est surtout de mettre le doigt sur les questions auxquelles sont confrontées les foyers qui vivent ces situations.


L’enfant handicapé et et sa famille

Le première confrontation des parents avec le handicap survient souvent lorsque le personnel médical annonce aux parents que leur enfant est atteint d’un handicap. En écoutant le témoignage de parents présents au débat, il semblerait que cette annonce est souvent faite de manière maladroite ou inappropriée. Majoritairement, cette annonce est un peu trop violente, traumatisante pour les parents et de nature à accentuer le sentiment d’injustice qu’ils peuvent ressentir à ce moment-là.

Ensuite, comme on peut l’imaginer,  un enfant handicapé a besoin d’assistance dans sa vie quotidienne et cela nécessite une grande implication des parents en temps et en énergie, ce qui rend souvent impossible l’exercice d’une activité professionnelle à temps complet. Cette état de fait peut être vécu comme une marginalisation qui a tendance à alimenter le sentiment de différence et d’isolement. Les parents vivant ces situations hésitent souvent à demander de l’aide et à se faire assister. Néanmoins, la présence d’un enfant handicapé  au sein d’un foyer et l’investissement personnel que cela suppose ne doivent pas détourner les parents des enfants valides qui ont aussi besoin d’attention. Pour encourager l’esprit de fratrie, il est en outre conseillé d’expliquer très tôt à ses frères et soeurs la nature et les implications du handicap dont souffre l’enfant en question.

On l’a vu, les parents déploient beaucoup d’énergie à s’occuper de leur(s) enfant(s) handicapé(s). En conséquence, il est absolument nécessaire qu’ils se ménagent des moments de répit pour se retrouver et faire exister leur vie de couple en s’appuyant sur l’investissement de la fratrie quand cela est possible.

Enfin, les parents doivent préparer l’enfant invalide à être confronté à des milieux où n’évoluent que des personnes valides, peu conscientes des problématiques du handicap et donc susceptibles de le regarder différemment et d’avoir des réactions maladroites à son égard. Une erreur qui semble faite assez souvent est de sur-protéger son enfant handicapé. Il est au contraire nécessaire de le confronter aux difficultés qu’induit son handicap et de le laisser faire ses choix et surmonter ses échecs, comme on le ferait avec un enfant valide.

Le handicap parental

Quand un désir d’enfant survient dans un couple où au moins l’un des deux est handicapé, cela soulève beaucoup de questions, surtout si le handicap est transmissible au foetus. Il semble primordial d’aborder toutes les questions à deux. Cependant, les témoignages entendus lors du débat laissent à penser que l’arrivée de la grossesse balaie très souvent tous les doutes.

Il ne faut pas hésiter à beaucoup questionner les professionnels médicaux qui vont suivre la grossesse: gynécologues, généticiens…Cependant, une remarque qui est souvent revenue est que ces professionnels connaissent souvent assez mal le handicap et ses contraintes et ont tendance à nier la sexualité et le potentiel des personnes handicapées, surtout si la personne handicapée a un problème d’élocution qui complique la communication. Dans ce cas, les personnels médicaux ont tendance à poser les questions importantes aux tiers valides qui accompagnent la personne handicapée. Cela entraîne souvent un sentiment d’exclusion chez le futur parent handicapé car il ne se sent pas consulté sur les décisions importantes de sa future parentalité. La grossesse entraîne de la prise de poids et une perte de mobilité qui s’additionnent aux diminutions physiques liées au handicap; il faut s’y préparer en questionnant les professionnels. La situation de handicap pousse parfois les proches ou le personnel médical à trop assister la mère dans sa maternité, ce qui est souvent mal vécu.

Préparer au mieux une naissance au sein d’un couple de personnes handicapées suppose aussi de s’attacher à des détails très pratiques : il faut bien choisir la maternité où la femme va accoucher : est-il facile d’y circuler en fauteuil? Y-a-t-il des toilettes adaptées aux handicapés à proximité des salles d’accouchement si le papa est invalide?…

La complexité de la vie quotidienne des parents handicapés est souvent assez mal prise en compte. Par exemple, le matériel de puériculture adapté aux parents handicapés coûte très cher(tables à langer à la bonne hauteur, lits à barreaux qui peut s’ouvrir sur le côté, siège auto pivotant…) alors que les allocations familiales sont les mêmes que pour les parents valides… L’APF commence à développer un système de vente d’occasion et de troc pour ce type de matériel.

Quand les enfants grandissent et deviennent en âge de comprendre, le parent invalide doit leur leur parler de son handicap pour qu’ils sachent comment en parler aux autres puisque pour eux, cette situation est normale alors que dans les environnements avec des valides, c’est la validité qui constitue la normalité.

Si vous êtes valide, j’espère que ce billet vous aura aider à comprendre les contraintes qu’induit l’existence d’une situation de handicap au sein d’un foyer, qu’elle soit du côté des enfants ou du côté des parents. Si vous êtes une personne invalide, j’espère avoir retranscrit fidèlement les spécificités de votre situation vis-à-vis de la parentalité et du désir d’enfant. Sinon, ou bien si vous souhaitez prolonger la discussion, n’hésitez pas à laisser un commentaire

Si vous souhaitez creuser le sujet, je vous invite à visiter le blog APF de parents d’enfants en situation de handicap : http://interparents.blogs.apf.asso.fr/

François

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Elgg, plateforme idéale pour Parenco?

Articles, Projet Parenco, Web

Il existe aujourd’hui plusieurs solutions techniques pour lancer la version bêta de Parenco. Le choix se portera vers la solution qui offrira le meilleur rapport coût de développement /performances et évolutivité des fonctionnalités. Après avoir vu tourner plusieurs plateformes capables de propulser un réseau social de niche, de plus en plus d’arguments m’amènent à penser qu’Elgg est le meilleur choix. Laissez-moi partager avec vous ces arguments.

Une solution en logiciel libre


Elgg est une plateforme en logiciel libre ou open source. Cela veut dire que le code source est ouvert (non propriétaire) et que chacun peut créer librement du code pour faire évoluer la solution. C’est le cas pour Firefox (navigateur web) ou Linux (système d’exploitation) par opposition à Internet Explorer ou Windows qui sont des logiciels propriétaires. L’open source est une tendance de fond qui se développe de plus en plus. Certains prestataires se sont d’ailleurs spécialisés dans le développement en libre. En effet, cette façon d’envisager l’utilisation de logiciels offre beaucoup d’avantages :

  • Pas de licences à payer pour l’utilisateur
  • Possibilité d’envisager des développements complètement sur-mesure
  • Existence d’une communauté de développeurs qui collaborent et qui font avancer ensemble les possibilités de la solution. Chacun peut utiliser les codes que les autres ont développé et corriger d’éventuelles erreurs ou d’éventuelles failles de sécurité
  • Assurance pour l’utilisateur final de pouvoir changer de prestataire technique tout en capitalisant sur les développements déjà réalisés
  • Contournement pour les prestataires de l’obligation d’être dépendants du bon vouloir d’un éditeur de logiciels
  • Un avantage financier : à fonctionnalités égales, une solution en logiciel libre est souvent moins coûteuse pour l’utilisateur final qu’une solution en logiciel propriétaire, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus

Cependant, recourir à l’open source comporte aussi quelques inconvénients :

  • Si la communauté de développeurs se dissout, les développements et les intégrations de la solutions stoppent
  • Il n’existe pas d’alternatives libres à tous les logiciels propriétaires
  • La multiplicité des équipes de développement travaillant sur un même logiciel; il est parfois difficile de suivre l’évolution des fonctionnalités d’une solution libre
  • La pluralité des logiciels répondant à un même besoin et donc se faisant concurrences entre eux

Cette liste d’avantages et inconvénients n’est pas exhaustive mais soulève les points les plus importants. Malgré les difficultés inhérentes à l’écosystème de l’open source, ce choix nous paraît intéressant pour lancer une plateforme comme Parenco à moindre coût et quasi assurée de voir constamment de nouvelles fonctionnalités développées par la communauté qui est derrière.

Le fonctionnement d’Elgg


Elgg est donc une plateforme open source pour développer des réseaux sociaux. Le « core engine » ou noyau de base se conjugue à différents « plugins » ou extensions offrant différentes fonctionnalités (comme le CMS Wordpress pour ceux à qui ça parle). Les développeurs de la communauté Elgg créent et mettent à jour en permanence des plugins et en partagent le code. Les administrateurs d’un réseau social propulsé par cette solution peuvent donc régulièrement télécharger de nouveaux plugins et les intégrer pour les proposer aux utilisateurs du réseau qui choisissent ou non de les intégrer à leur profil. C’est exactement le fonctionnement souhaité pour Parenco : proposer aux membres du site des modules leur offrant différentes fonctionnalités (géolocalisation, agenda, partage de fichiers, groupes, gestion de contacts…) et les laisser construire leur espace utilisateur avec les modules dont ils ont besoin ; ainsi, chacun utilise les fonctionnalités qu’il veut en fonction de ce qu’il est venu chercher sur Parenco. Elgg propose aujourd’hui environ 700 plugins. La démarche et les idées qui propulsent Elgg est tout-à-fait en accord avec celles de Parenco : la co-création, la force de la communauté et la personnalisation des services.

La première version du service date de 2004 et la fédération de la communauté française a commencé en 2009.

Voici à quoi ressemble une interface Elgg:

Là évidemment ce n’est pas très sexy mais le thème et l’apparence sont personnalisables.

Pour une excellente explication d’Elgg, rendez-vous ici, cet article écrit par l’agence de conseil en architectures techniques Clever age a constitué une source de premier choix pour ce billet, merci à eux ! Si vous souhaitez intégrer la communauté francophone d’Elgg, c’est .

Enfin, si vous voulez tester une plateforme Elgg voici Beebac, un réseau social dédié au partage de savoirs scolaires et professionnels.

Bref, par son fonctionnement, et parce que c’est une solution open source, Elgg me paraît tout-à-fait adapté au lancement de Parenco. Cependant, il faut avoir une vision objective des différentes solutions techniques possibles pour propulser la plateforme, et c’est le but de l’élaboration d’un cahier des clauses techniques, mission pour laquelle je cherche actuellement un prestataire. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas! Si vous voulez discuter des avantages et inconvénients de l’open source en général et d’Elgg en particulier, ça m’aiderait beaucoup!

François

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Overdose de réseaux sociaux ?

Articles, Web

Dans le monde merveilleux des entrepreneurs du web, on croise aujourd’hui beaucoup de projets de création de réseaux sociaux. Parenco par exemple, en est un. C’est un fait assez étonnant car peu de réseaux sociaux gagnent de l’argent. Même Facebook ne dégage pas beaucoup de profits. Alors pourquoi ? Et bien il semble que les réseaux sociaux sur internet répondent à un vrai besoin en terme d’usages. On vivait bien sans, mais il faut reconnaître qu’on les adopte vite…Comme si ces outils comblaient un besoin latent. En outre, la forte progression du nombre d’inscrits sur les réseaux sociaux généralistes fait de plus en plus rêver annonceurs et médias, prémices éventuels d’une monétisation très prometteuse de ces services et de l’émergence de modèles économiques enfin viables et lucratifs, ce qui attirera sûrement de nouveaux acteurs…

Quelques exemple d'outils du web social

D’où mon interrogations du jour : y-a-t-il des moyens de faire cohabiter tous ces réseaux sans que ce soit un casse-tête à gérer pour l’utilisateur final ?

Si vous voulez bien, je vais prendre mon exemple : Personnellement j’utilise Facebook, Viadéo, Lindekin et Twitter. Je suis aussi membre du réseau social d’Atlantic 2.0, de la FING et d’un autre  (un NING pour les puristes)  qui regroupe les web-entrepreneurs français ; enfin cette semaine, j’ai découvert Foursquare…Il y en a beaucoup d’autres qui mériteraient que je m’y inscrive mais il y a un moment où ce n’est pas gérable ou alors je passerais ma journée sur des réseaux sociaux.

Petit rappel sur ces différents services :

Facebook est un réseau social généraliste qui vous permet de rester en contact avec vos amis en échangeant des messages, en partageant des photos, en organisant des évènements, en s’inscrivant à des groupes thématiques et d’autres choses encore. C’est le plus utilisé et il regroupe plus de 300 millions de membres.

Linkedin et Viadéo vous permettent de gérer votre réseaux professionnels et de rejoindre des communautés en échangeant sur des thématiques qui vous intéressent.

Twitter est un service de microblogging : vous éditez des « tweets » (littéralement gazouillis), messages de 140 caractères maximum auprès de vos « followers », c’est à dire des membres de Twitter qui suivent vos tweets et vous recevez les tweets des gens que vous suivez. Au début, j’étais très dubitatif sur l’intérêt de Twitter mais je me suis aperçu que c’est un formidable outil de veille.  140 caractères c’est peu…donc peu de blabla sur Twitter et beaucoup d’informations très instantanées avec des liens pour creuser. Une des grandes forces de Twitter, c’est que souvent,vous pouvez suivre les tweets des autres membres sans qu’ils vous connaissent ou qu’ils acceptent : rien ne vous empêche de suivre Bill Gates ou Barack Obama par exemple ; ce qui fait que les tweets de certains leaders d’opinions sont lus par des centaines de milliers de membres qui les retweetent eux-mêmes à leur followers et ainsi de suite…la viralité a enfin son outil dédié ;  Twitter compte aujourd’hui plus de 40 millions de membre. Au passage, voici mon compte Twitter.

Foursquare m’ a aussi beaucoup surpris au départ. Annoncé comme le nouveau phénomène web 2.0 après Twitter, ce service permet aux utilisateurs de déclarer un checkpoint, c’est à dire de signaler le lieu où ils sont. Le membre qui pointe le plus souvent dans un lieu est élu maire de ce lieu. OK et alors me direz-vous ? quel est l’intérêt à part fliquer ses amis et connaître tout ce qu’ils ont fait dans une journée ? ce qui fait un peu peur. Mais en fait Foursquare a une portée sociale très intéressante : il vous permet de faire découvrir à vos amis les endroits que vous aimez bien et inversement.Cela devient vite un jeu : être le premier à découvrir, partager et commenter un endroit branché ou une expo sympa. Interfacé avec votre compte  Twitter et utilisé depuis un téléphone portable avec un GPS, Foursquare prend tout son sens et devient lui aussi un outil viral de veille très puissant. C’est une description un peu simpliste car Foursquare offre bien d’autres possibilités ; pour ne savoir plus, lisez ceci.

Quand on voit aujourd’hui le nombre de réseaux sociaux dédiés à des thématiques particulières (Golfbuzz pour les golfeurs, Tribuweb pour les seniors, Peuplade pour les voisins bientôt Parenco pour les parents ;-) …), on peut se demander comment les utilisateurs vont s’y retrouver dans leurs différentes vies numériques. S’il faut se loger à chaque utilisation, dans le meilleur des cas et pour un maximum de sécurité, avec des identifiants et des mots de passe différents pour chaque service, c’est ingérable. Autre problème, la dissémination de son identité numérique : il est un peu inquiétant de se dire qu’en utilisant plusieurs services de ce type, on dissémine ses informations privées un peu partout sur la toile. Enfin, il y a le soucis de la redondance : pour chaque inscription, je dois souvent donner les mêmes informations, ce qui finit par agacer. Bref, on voit que la multiplication des outils sociaux sur le web pose un certain nombre de problèmes dont certains assez préoccupants.

Une première solution aux problèmes liés à la gestion de son identité numérique  réside peut-être dans l’utilisation d’Open ID ; il s’agit d’un service en ligne qui centralise votre identité numérique, vos identifiants et vos mots de passe sur les différents sites web que vous visitez. Plus besoin de remplir des formulaires qui demandent à chaque fois la même chose et d’aller chercher vos identifiants oubliés au fin fond de votre boîte e-mail. Concernant le  casse-tête que représente l’utilisation de plusieurs réseaux sociaux pour des usages différents, l’issue réside peut-être dans l’utilisation d’un outil qui servirait d’agrégateur de vie numérique. Netvibes et I-google permettent déjà de gérer vos comptes Facebook et Twitter, de centraliser tous les flux RSS et vos différentes boîtes e-mail mais il faudrait franchir un cap supplémentaire pour pouvoir gérer efficacement de manière centralisée et sécurisée tous les services du web social que vous utilisez. Peut-être qu’un tel outil existe déjà ?

Certains d’entre vous se disent sûrement en me lisant : « il est bizarre celui-là de pointer les problèmes qu’engendre la multiplication des outils sociaux en ligne alors qu’il veut lancer un réseau social pour les parents ». Je comprends mais c’est aussi ça la philosophie de ce blog : partager avec vous les interrogations qui sont les miennes pour Parenco. Surtout, je suis persuadé que les différentes préoccupations évoquées dans ce billet trouveront des réponses adaptées aux nouveaux usages sociaux propulsés par Internet. C’est le propre des grandes innovations d’engendrer une multitude de nouveaux produits et services, de nouveaux usages et aussi de nouveaux défis. Elles bousculent les habitudes et font émerger des interrogations jusqu’alors inexistantes. Gageons donc que les réseaux sociaux vont d’une part trouver leur cadre d’usage auprès des internautes (et ce faisant, limiter le nombre de nouveaux services sous lesquels on est noyé actuellement) et d’autre part, provoquer la mise en place de nouvelles législations et de nouveaux outils pour pallier aux difficultés que leur utilisation soulève.

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Confronter Parenco au jugement d’autrui

Articles, Projet Parenco

Jusqu’en décembre 2009, il a fallu 8 mois pour préparer la venue de Parenco : mener une étude de marché auprès des parents, s’imprégner de l’écosystème web et entrepreneurial des Pays de la Loire, connaître les structures locales agissant dans la sphère de l’enfance, étudier les réseaux sociaux de parents et réfléchir aux fonctionnalités que je voulais mettre en place sur la plateforme de services. Je souhaite d’ailleurs remercier chaleureusement Ludovic Plisson et Xavier Barbez pour leur investissement personnel, leurs idées brillantes et de leurs encouragements durant cette phase de cogitation.

2010 voit  le projet entrer dans une phase plus opérationnelle avec la volonté de trouver une réponse à cette question : Comment mettre en oeuvre Parenco?

Cette question est vaste et concerne aussi bien les partis pris techniques pour développer le site web que l’identification des meilleures structures à même de m’aider à créer la future entreprise ou bien encore la nécessité de travailler de concert avec les collectivités locales responsables des politiques de l’enfance sur notre territoire. Il a donc fallu aller à la rencontre de ces ressources. Je dois dire que j’aurais certainement dû enclencher cette démarche plus tôt tant elle fût riche en rencontres et en enseignements…En effet, je me suis rendu compte que rompre l’isolement est une démarche salvatrice pour un entrepreneur et que c’est un bon moyen de chasser les doutes qui accompagnent tout projet de création de société. Mon horizon s’est considérablement élargi ces dernières semaines, et je le dois à tous ceux qui ont bien voulu prendre sur leur temps pour jauger Parenco et me livrer des pistes et des conseils pour travailler dans le bon sens.

J’ai rendu visite à L’Ecole de Design de Nantes, à l’ICAM Nantes, à Audencia, à des agences de développement de sites web, à des entrepreneurs, à d’autres porteurs de projets, j’ai rencontré le pôle enfant de Cholet (pôle de compétitivité national dédié aux acteurs de la sphère enfance), la cour de création (incubateur du pays des Mauges pour des projets innovants tournant autour de l’enfance); la Société d’economie mixte des Pays de la Loire, et bien d’autres encore. J’ai pu constater que dans leur grande majorité, mes interlocuteurs ont vu en Parenco un projet prometteur, en phase avec les attentes des parents, et avec les spécificités économiques et sociales du territoire des Pays de la Loire. Beaucoup m’ont aidé à me projeter dans les aspects opérationnels du projet : nécessité de trouver un partenaire technique de confiance ayant démontré ses compétences dans le développement de plateforme web collaboratives,  élaboration d’une véritable stratégie de recrutements d’utilisateurs parents, priorité à la  mise ligne rapide d’une version bêta de Parenco afin de tester le concept et de valoriser la solution auprès d’investisseurs potentiels, et j’en passe. Merci donc à eux de m’avoir livré sincèrement leurs impressions et leurs conseils bienveillants.

Fort de ces échanges, je m’attache maintenant à mener à bien tous ces chantiers, indispensables à l’élaboration de Parenco. Celui de l’identification du bon prestataire technique est primordial : il doit me permettre de définir un cahier des charges des clauses techniques, qui me renseignera sur le montant de l’investissement à consentir pour les frais de développement et sur le rétroplanning du lancement de la version bêta. Surtout, c’est le premier pas vers l’élaboration d’un plan de financement et donc d’un business plan solide susceptible de me permettre de lever des fonds pour gérer la croissance de Parenco et enrichir le panel des applications proposées par le site. Conjointement, il faut dès maintenant tenter d’impliquer  les parties prenantes du projet (collectivités locales et professionnels de l’enfance) en vue de provoquer l’adhésion de tous et de satisfaire les besoins de chacun.

Bref, le plus dur est encore devant mais ouvrir Parenco aux autres a été une énorme source de motivation, et les bonne volontés ne manquent pas…

François

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Résultats du sondage Parenco

Articles, Projet Parenco

Voilà 8 mois que le sondage Parenco est en ligne. Ce sondage a pour but de comprendre les usages internet liés à la parentalité. Il y a 3 séries de questions :

- une série pour connaître les préoccupations principales des parents et comment ils y répondent

- une série sur l’utilisation que font les parents d’Internet

- une série sur les attentes vis-à-vis d’une site communautaire comme Parenco

Tout d’abord, merci aux 267 parents qui ont répondu à ce sondage. Le sondage est encore en ligne ici mais le nombre de réponses me semble assez important pour pouvoir faire un premier bilan. Je vais donc livrer les réponses des principales questions ; si je les donne toutes, ce billet sera trop long et j’ai peur de vous assommer avec tous ces chiffres…

D’avance, je vous demande d’excuser la mise en page de ce billet un peu fantaisiste…j’ai encore quelques progrès à faire de ce côté-là !

Commençons par l’échantillon des sondés :


82% sont déjà parents, 6% attendent leur premier enfant et 12% désirent un enfant.

85% sont des femmes

96% vivent en couple

66% ont entre 25 et 35 ans, 4% moins de 25 ans et 19% plus de 35 ans

67% appartiennent à la CSP cadres ou employés

Ces données demanderont évidemment un redressement pour être représentatives de la population française.

Les questions sur les préoccupations principales des parents


  • Estimez-vous être correctement informé(e) sur les produits et services dédiés aux parents et aux enfants dans votre ville ?
Oui 93 35%
Non 144 54%
Ne se prononce pas 30 11%
  • En tant que parent, lesquels de ces éléments vous font défaut?
Le temps
175 66%
Le pouvoir d’achat 87 33%
Les conseils 46 17%
La sérénité 60 22%
Les échanges avec d’autres parents 75 28%
Les bonnes adresses
147 55%
Les bons plans
157 59%
Pouvoir de temps en temps improviser son emploi du temps 120 45%
People may select more than one checkbox, so percentages may add up to more than 100%.
  • Quand vous vous posez une question sur votre (futur) enfant, à qui vous adressez-vous en priorité?
Votre famille
112 42%
Vos amis
66 25%
Internet 48 18%
Des professionnels de l’enfance 21 8%
La presse ou des ouvrages spécialisés 20 7%
  • Voyez-vous un intérêt à entrer en contact avec des parents vivant autour de chez vous?
Oui 231 87%
Non 29 11%
Ne se prononce pas 7 3%

Questions sur les usages que les parents ont d’Internet


  • Utilisez-vous des forums de discussion online dédiés aux parents?
Oui 112 42%
Non 152 57%
Ne se prononce pas 3 1%


  • Quels sont selon vous les inconvénients de ces forums?
Les solutions proposées n’existent pas toujours autour de chez moi 77 29%
Je ne connais pas le délai de réponse à mes questions 66 25%
Les sujets dérivent 124 46%
C’est trop long à lire 93 35%
Les réponses sont confuses 113 42%
Other 50 19%
People may select more than one checkbox, so percentages may add up to more than 100%.


  • Êtes-vous inscrit à un ou des sites communautaires?
Oui 121 45%
Non 146 55%
  • Si oui, à quelle fréquence le(s) visitez-vous?
Plusieurs fois par jour
38 32%
1 fois par jour 20 17%
Au moins 1 fois par semaine
41 34%
Au moins 1 fois par mois 19 16%
Au moins 1 fois par an 3 3%
  • Prenez-vous en compte les avis des internautes lorsque vous cherchez des infos sur un produit ou un service?
Oui 214 80%
Non 42 16%
Ne se prononce pas 11 4%
  • Avez-vous déjà contribué à un site internet par les moyens suivants?
Wiki 17 6%
Blog 75 28%
Rédaction d’avis d’internautes (Allociné, eBay, Marmiton, etc.) 89 33%
Achat en ligne
227 85%
Vente en ligne
99 37%
Widget, développement d’applications 5 2%

People may select more than one checkbox, so percentages may add up to more than 100%.

Questions sur les attentes vis-à-vis d’une site communautaire comme Parenco

  • Nous envisageons de créer un site communautaire entièrement dédié à vos préoccupations de parents. Vous y trouverez de bonnes adresses près de chez vous, des rencontres et des échanges avec des parents, professionnels et structures publiques dans votre quartier, votre ville ou votre village, des applications pour vous simplifier la vie, etc. Envisageriez-vous de vous inscrire ?
Oui 230 86%
Non 12 4%
Ne se prononce pas 25 9%
  • L’inscription, la consultation et l’interaction avec les autres membres seront gratuites. Seriez-vous prêt à payer certains services professionnels personnalisés ?
Oui 63 24%
Non 116 43%
Ne se prononce pas 88 33%
  • Pour diminuer ou supprimer la contribution financière vous permettant d’accéder à ces services, seriez-vous prêt à alimenter le contenu du site en participant à des groupes de travail, des études de marché, des tests produits, etc.
Oui 195 73%
Non 45 17%
Ne se prononce pas 27 10%

Voilà pour les résultats. Si l’on devait résumer les réponses et en tirer des enseignements, voilà ce que l’on pourrait dire de manière non exhaustive:

- les parents s’estiment plutôt mal informés sur les initiatives mises en place pour les enfants dans leur ville

- ils pensent que rencontrer d’autres parents dans leur périmètre de vie leur est utile

- ils ont besoin de gagner du temps et de connaître les bons plans et les bonnes adresses de leur quartier

- la famille reste la première source d’information en cas de questions

- les forums online pour les parents sont souvent utilisés mais la pertinence de l’outil et des réponses qu’il livre semble faible

- les sites web communautaires sont de plus en plus utilisés par les parents

- les sondés envisagent à 86% d’utiliser une plateforme communautaire du type de Parenco

- ils sont prêts à contribuer au contenu de la plateforme contre une rétribution

Il me reste maintenant à bien tirer profit de ces précieux enseignements pour emmener Parenco dans la bonne direction !

François

Wiki 17 6%
Blog 75 28%
Rédaction d’avis d’internautes (Allociné, eBay, Marmiton, etc.) 89 33%
Achat en ligne 227 85%
Vente en ligne 99 37%
Widget, développement d’applications 5 2%

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