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De l’égalité des chances à l’école : les stratégies éducatives en question

Articles, Parentalité

Le 7 juin avait lieu les journées scientifiques de l’université de Nantes dédiées cette année à la thématique enfance. J’ai assisté à certaines conférences tout à fait intéressantes et l’une d’elles a particulièrement retenu mon attention : comment les pratiques éducatives déterminent le développement de l’enfant par Agnès van Zanten. Ma prise de notes effrénée doit pouvoir m’aider à vous restituer le contenu de cette intervention très pertinente sur les inégalités qui existent dans l’école et comment notre système éducatif et les stratégies des familles contribuent à les entretenir.


Agnès van Zanten est sociologue et directrice de recherche au CNRS. Elle travaille à l’Observatoire sociologique du changement (CNRS-Sciences Po Paris) et dirige le GDR-RAPPE (Réseau d’analyse pluridisciplinaire des politiques éducatives), ainsi que la collection « Éducation et société » aux PUF. Elle enseigne à Sciences Po et à l’École Normale Supérieure de Cachan, et effectue de nombreuses interventions dans des séminaires scientifiques et des journées de formation de cadres et de professionnels de l’éducation en France et à l’étranger. Elle a dirigé le Dictionnaire de l’éducation (PUF, 2008). Merci au site web de l’observatoire des zones prioritaires (www.association-ozp.net) pour cette courte biographie.

Force est de constater qu’entre l’image d’Epinal qui veut que l’école républicaine constitue le plus court chemin vers l’ascenseur social et la réalité d’un système éducatif en crise, il y a un gouffre. Entre les violences en milieu scolaire, les réformes du gouvernement Fillon, l’échec (sauf exception) des politiques de ZEP et les classements internationaux de niveau des élèves qui ont vu la France dégringoler, l’Education Nationale est sous le feu des projecteurs, et pas pour de bonnes raisons. Pierre Bourdieu avait déjà stigmatisé l’école en cela qu’elle constituait un outil de reproduction des hiérarchies sociales. Rien n’a changé pourtant malgré les intentions. Les élèves qui réussissent le mieux leurs études sont d’abord issues de milieux favorisés. Lors de sa conférence, Agnès van Zanten nous a livré des éléments qui expliquent comment s’opère cette reproduction sociale, et comment elle est favorisée à la fois par les stratégies des familles et par le système lui-même.  Je dois préciser que le contenu qui va suivre ne constitue en rien une retranscription officielle de l’intervention d’Agnès van Zanten.

Quelques constats :

  • Les familles des milieux populaires ont des aspirations scolaires pour leurs enfants moins élevées que celles des familles favorisées. Malheureusement l’école dépasse trop rarement ces aspirations : au mieux elle les encourage, souvent elle les tire vers le bas.
  • Les enfants des classes populaires sont assez vite autonomes d’un point de vue pratique et social mais moins vite d’un point de vue intellectuel. C’est l’inverse au sein des familles aisées et c’est cette forme d’autonomie que récompense le système scolaire.
  • Les familles des milieux populaires laissent beaucoup d’indépendance à leurs enfants. Ils sont moins sollicités et surveillés que dans les milieux aisés où les parents ont des débats d’idée avec leurs enfants, surveillent leurs devoirs et les poussent à suivre plusieurs activités extra-scolaires. Là encore l’école a un parti pris vis-à-vis de ces pratiques dans la façon dont elle évalue les élèves.

De nouveaux facteurs empêchent l’école d’être plus égalitaire

  • L’inégalité dans l’assistance apportée aux élèves :  l’allongement de la durée d’étude et le durcissement des sélections dans les études supérieures aggravent ce constat. 40% des parents issus des classes populaires déclarent ne pas être en capacité d’aider leurs enfants à faire leurs devoirs à l’école primaire et ils sont 80% au collège. Si ces enfants ne comprennent pas les cours, personne chez eux ne peut les aider. C’est particulièrement  vrai pour les matières où le savoir s’acquière de manière cumulative comme les mathématiques. A l’inverse, 70% des enfants issus des classes aisées suivent des cours particuliers dans le secondaire.
  • Le choix de l’établissement scolaire : les classes populaires respectent beaucoup plus la carte scolaire que les classes moyennes et supérieures qui font de ce choix une véritable stratégie (choix des options, déclaration d’une fausse adresse de résidence…). A cela s’ajoutent les familles qui font le choix du privé. Au cours de sa scolarité, 1 enfant sur 2 est passé au moins une fois par un établissement privé. En outre et ce n’est pas un hasard, les meilleurs lycées publics se trouvent souvent dans des zones où les loyers sont très chers, ce qui empêche d’office les milieux populaires d’y accéder.
  • L’implication des parents dans la vie scolaire : en France, les parents participent très peu à l’élaboration des projets pédagogiques des établissements scolaires. Cela créé une fracture très forte entre l’école et les parents peu éduqués qui ne comprennent plus les exigences du système scolaire et ne peuvent pas accompagner leurs enfants.

Que faire pour  gommer les inégalités?

L’école ne peut plus traiter également des gens inégaux.

  • Favoriser les aides publiques à destination des milieux défavorisés : il faut donner plus de moyens directs (équipements, encadrement des élèves…) aux lycées fréquentés par les classes populaires. Mais il faut veiller à ce que la mise en place de ces aides à destination d’une population donnée ne soit pas stigmatisée. Les études montrent que le niveau de réussite d’un établissement est conditionné à 75% par le niveau social des élèves qui y rentrent. La pédagogie a donc un rôle limité parce que les enseignants sont obligés de s’adapter à leur public.
  • Encourager la mixité des établissements : afin de dépasser les stratégies d’évitement menées par les classes supérieures, il est nécessaire de mener une politique de mixité sociale. Les études montrent que les élèves en difficulté progressent beaucoup plus vite dans des classes hétérogènes mais les enseignants français ne sont pas bien formés à animer des classes hétérogènes. La mixité doit devenir un projet social fort en communiquant sur ses bienfaits.

Individuellement, chaque parent a aussi des responsabilités quand il fait ses choix éducatifs. Les stratégies de protection sont tout-à-fait compréhensibles mais elle desservent la mixité  et tirent le niveau général vers le bas.

D’un point de vue plus personnel et pour dépasser les propos d’Agnès van Zanten, il serait peut-être aussi grand temps d’introduire de nouveaux outils d’enseignement comme les cartes heuristiques par exemple. De plus, s’accrocher à l’idée d’emmener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat a vécu. L’obtention du bac n’est plus vécu comme une reconnaissance et c’est bien dommage. A quand une vraie réflexion sur la refonte des sections au lycée, la désacralisation de la filière scientifique générale et la valorisation des filières techniques en France?

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Une boutique en ligne pour les enfants handicapés!

Divers, Parentalité

J’ai découvert aujourd’hui une très bonne initiative que je tenais à vous faire partager : la création de http://www.canailles-a-roulettes.com, une boutique en ligne qui commercialise des produits pour les enfants en fauteuils roulants.

Sur son site, Muriel, 39 ans, maman de 2 enfants dont une fille de 13 ans, IMC, raconte l’histoire qui l’a amenée à la création de ce site : « Parce que j’ai souvent cherché des solutions pour aider ma fille Emma dans son quotidien et que je me suis aperçu de la pauvreté de l’offre pour les enfants handicapés, j’ai décidé de créer ma propre boutique en ligne de matériel adapté pour toutes les canailles à roulettes ! Je l’ai souhaité gaie et attractive, sans référence au monde médical que toutes les canailles et leur famille connaissent souvent trop bien. »

Longue vie à Canailles à roulettes!

François

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Nokia cherche des parents testeurs pour Story Visit

Parentalité, Web

Bonjour,

Je vous relaie une initiative très intéressante lancée par le Nokia Research Center. Ils travaillent sur un service nommé Story Visit qui permet à distance d’accompagner les enfants dans leur apprentissage de la lecture ou bien de leur lire des histoires grâce à Internet. C’est très pratique pour les parents séparés géographiquement de leurs enfants ou bien pour garder le lien avec les grands-parents, oncles, tantes, parrains , marraines…Story Visit permet donc de partager un moment intime et fondateur avec un enfant à distance!

Encore un exemple de co-création sur Internet pour offrir des services aux parents…Serait-ce dans l’air du temps ? ;-)

Pour plus d’infos et si vous voulez intégrer le panel des testeurs, c’est ici !

François

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Parentalité & Handicap

Articles, Parentalité

Un des objectifs de Parenco est de mettre à disposition de la communauté un réseau social numérique pour décloisonner les situations particulières de parentalité. L’idée sousjacente est que les foyers vivant des situations qui compliquent la gestion de la parentalité (handicap, foyers monoparentaux, déménagement…) ont plus que les autres besoin d’échanger sur leurs problématiques spécifiques et de rencontrer des parents vivant les mêmes situations qu’eux.

Pour mieux comprendre certaines de ses contraintes et dans le cadre de Questions de parents, j’ai assisté en octobre 2009 au sein de l’antenne Loire-Atlantique de l’Association des Paralysés de France (APF) à une conférence sur le thème : Parentalité autrement, quand le handicap entre en ligne de compte. Ce débat était animé par Agnès Bourdon, une ancienne infirmière puéricultrice aujourd’hui invalide qui est membre du conseil national de la famille de l’APF et mère de famille. J’y ai appris beaucoup de choses et j’ai réalisé combien le handicap, qu’il soit du côté des enfants ou de celui des parents est susceptible de compliquer la gestion de la parentalité. En tant que valide, je ne me suis jamais posé la très grande majorité des questions abordées lors de ce débat et je voulais donc vous livrer toutes ces découvertes. Le débat a porté sur deux thématiques : l’enfant handicapé et sa famille, et ensuite le handicap parental. Le but de ce compte-rendu est surtout de mettre le doigt sur les questions auxquelles sont confrontées les foyers qui vivent ces situations.


L’enfant handicapé et et sa famille

Le première confrontation des parents avec le handicap survient souvent lorsque le personnel médical annonce aux parents que leur enfant est atteint d’un handicap. En écoutant le témoignage de parents présents au débat, il semblerait que cette annonce est souvent faite de manière maladroite ou inappropriée. Majoritairement, cette annonce est un peu trop violente, traumatisante pour les parents et de nature à accentuer le sentiment d’injustice qu’ils peuvent ressentir à ce moment-là.

Ensuite, comme on peut l’imaginer,  un enfant handicapé a besoin d’assistance dans sa vie quotidienne et cela nécessite une grande implication des parents en temps et en énergie, ce qui rend souvent impossible l’exercice d’une activité professionnelle à temps complet. Cette état de fait peut être vécu comme une marginalisation qui a tendance à alimenter le sentiment de différence et d’isolement. Les parents vivant ces situations hésitent souvent à demander de l’aide et à se faire assister. Néanmoins, la présence d’un enfant handicapé  au sein d’un foyer et l’investissement personnel que cela suppose ne doivent pas détourner les parents des enfants valides qui ont aussi besoin d’attention. Pour encourager l’esprit de fratrie, il est en outre conseillé d’expliquer très tôt à ses frères et soeurs la nature et les implications du handicap dont souffre l’enfant en question.

On l’a vu, les parents déploient beaucoup d’énergie à s’occuper de leur(s) enfant(s) handicapé(s). En conséquence, il est absolument nécessaire qu’ils se ménagent des moments de répit pour se retrouver et faire exister leur vie de couple en s’appuyant sur l’investissement de la fratrie quand cela est possible.

Enfin, les parents doivent préparer l’enfant invalide à être confronté à des milieux où n’évoluent que des personnes valides, peu conscientes des problématiques du handicap et donc susceptibles de le regarder différemment et d’avoir des réactions maladroites à son égard. Une erreur qui semble faite assez souvent est de sur-protéger son enfant handicapé. Il est au contraire nécessaire de le confronter aux difficultés qu’induit son handicap et de le laisser faire ses choix et surmonter ses échecs, comme on le ferait avec un enfant valide.

Le handicap parental

Quand un désir d’enfant survient dans un couple où au moins l’un des deux est handicapé, cela soulève beaucoup de questions, surtout si le handicap est transmissible au foetus. Il semble primordial d’aborder toutes les questions à deux. Cependant, les témoignages entendus lors du débat laissent à penser que l’arrivée de la grossesse balaie très souvent tous les doutes.

Il ne faut pas hésiter à beaucoup questionner les professionnels médicaux qui vont suivre la grossesse: gynécologues, généticiens…Cependant, une remarque qui est souvent revenue est que ces professionnels connaissent souvent assez mal le handicap et ses contraintes et ont tendance à nier la sexualité et le potentiel des personnes handicapées, surtout si la personne handicapée a un problème d’élocution qui complique la communication. Dans ce cas, les personnels médicaux ont tendance à poser les questions importantes aux tiers valides qui accompagnent la personne handicapée. Cela entraîne souvent un sentiment d’exclusion chez le futur parent handicapé car il ne se sent pas consulté sur les décisions importantes de sa future parentalité. La grossesse entraîne de la prise de poids et une perte de mobilité qui s’additionnent aux diminutions physiques liées au handicap; il faut s’y préparer en questionnant les professionnels. La situation de handicap pousse parfois les proches ou le personnel médical à trop assister la mère dans sa maternité, ce qui est souvent mal vécu.

Préparer au mieux une naissance au sein d’un couple de personnes handicapées suppose aussi de s’attacher à des détails très pratiques : il faut bien choisir la maternité où la femme va accoucher : est-il facile d’y circuler en fauteuil? Y-a-t-il des toilettes adaptées aux handicapés à proximité des salles d’accouchement si le papa est invalide?…

La complexité de la vie quotidienne des parents handicapés est souvent assez mal prise en compte. Par exemple, le matériel de puériculture adapté aux parents handicapés coûte très cher(tables à langer à la bonne hauteur, lits à barreaux qui peut s’ouvrir sur le côté, siège auto pivotant…) alors que les allocations familiales sont les mêmes que pour les parents valides… L’APF commence à développer un système de vente d’occasion et de troc pour ce type de matériel.

Quand les enfants grandissent et deviennent en âge de comprendre, le parent invalide doit leur leur parler de son handicap pour qu’ils sachent comment en parler aux autres puisque pour eux, cette situation est normale alors que dans les environnements avec des valides, c’est la validité qui constitue la normalité.

Si vous êtes valide, j’espère que ce billet vous aura aider à comprendre les contraintes qu’induit l’existence d’une situation de handicap au sein d’un foyer, qu’elle soit du côté des enfants ou du côté des parents. Si vous êtes une personne invalide, j’espère avoir retranscrit fidèlement les spécificités de votre situation vis-à-vis de la parentalité et du désir d’enfant. Sinon, ou bien si vous souhaitez prolonger la discussion, n’hésitez pas à laisser un commentaire

Si vous souhaitez creuser le sujet, je vous invite à visiter le blog APF de parents d’enfants en situation de handicap : http://interparents.blogs.apf.asso.fr/

François

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Sensibiliser les enfants à l’usage d’internet

Parentalité

On le sait depuis longtemps, Internet s’il est une colossale source de progrès et d’innovations comporte aussi des dangers, spécialement pour les populations qui n’ont pas été formées à ses usages. Les enfants et les adolescents font partie de cette catégorie d’utilisateurs vulnérables et sont parfois victimes des pièges de la toile, ce qui a d’ailleurs souvent mené à une diabolisation de l’outil en lui-même, symbole de la peur de l’inconnu et du pouvoir de l’anonymat. Dieu merci l’opinion publique est vite sortie de cette position qui n’a pas beaucoup de sens, convenons-en…Cependant, nul doute qu’il est primordial de bien former les enfants et les ados à une utilisation prudente et raisonnée d’internet. Ce billet a pour but de creuser ce sujet en expliquant les dangers  qui guettent les enfants et les adolescents, en explorant les bons comportements et les solutions de protection et en vous communiquant un certain nombres de ressources pour aller plus loin et trouver des réponses à vos questions.


Dangers d’internet pour les enfants et les adolescents

Pour commencer, voyons ce qui peut atteindre vos enfants quand ils surfent sur l’internet:

  • exposition à des contenus inappropriés (violence, pornographie…)

vidéo e-enfance sur l’exposition aux images violentes

vidéo sur le contrôle de contenus

  • risques liés à la présence on-line de réseaux pédophiles

publicité action innocence

  • cyber-dépendance : addiction à l’internet et aux univers virtuels
  • cyber-chantage : quand un individu menace un autre de diffuser des éléments compromettants de sa vie privée
  • cyber-diffamation : quand un individu est victime de diffamation sur des espaces d’expression publics (forums…)

vidéo sur la diffamation de groupe

  • divulgation de données personnelles pouvant mettre en danger un individu

Quelques chiffres assez éloquents sur Internet, les enfants et les parents

  • 96% des adolescents surfent tous les jours sur l’internet
  • par an, 1 enfant passe en moyenne en France 900h à l’école et 1200h devant un écran
  • 69% des enfants et des adolescents pensent que leurs activités sur l’internet n’intéressent pas leurs parents
  • 90% des enfants ont été confrontés au moins une fois à des contenus choquants, violents ou pornographiques
  • 68% des parents avouent ne pas parler avec leurs enfants de ce qu’ils voient sur internet
  • 75% à 88% des contenus inadaptés aux enfants et adolescents sont filtrés par les logiciels de contrôle parental

Que nous apprennent ces chiffres du ministère de l’éducation nationale ? D’abord que les enfants et les adolescents sont de gros consommateurs d’internet et qu’ils sont exposés à des contenus non appropriés. Mais aussi que les parents ont du mal à bien aborder ce sujet avec eux. Dans mon entourage, je discute parfois avec des parents qui n’arrivent pas du tout à contrôler l’usage que leurs enfants adolescents font d’internet. Enfin, il semble que le contrôle parental, bien qu’insuffisant constitue une solution fiable pour protéger ses enfants de contenus pouvant heurter leur sensibilité.

Que faire pour protéger les enfants ?

En France, la loi impose depuis 2006 aux fournisseurs d’accès de fournir à leurs clients des systèmes de contrôle parental. Ces solutions permettent aux parents de restreindre l’accès à internet pour les enfants, que ce soit en terme d’horaires ou en terme de catégories de contenu. La plupart des logiciels de contrôle parental proposent 2 systèmes de filtrage de contenus : celui dit de la liste blanche (les enfants peuvent accéder seulement à une liste de sites web choisis à l’avance par les parents) et celui dit de la liste noire (les enfants ne peuvent pas accéder à une liste de sites choisis par les parents). Ils bloquent également l’accès à des sites dont le contenu est reconnu comme inapproprié pour des enfants. L’accès au paramétrage du contrôle parental est soumis à un mot de passe. En outre, ces solutions permettent bien souvent de bloquer les accès aux chats, aux forums, aux téléchargement de fichiers médias…

L’association e-enfance a établi un classement des logiciels de contrôle parental selon le fournisseur d’accès Internet, vous trouverez les résultats ici.

Si le contrôle parental est un bon garde fou, d’une part ce n’est pas une solution infaillible et d’autre part, cela ne peut pas remplacer une action éducative de la part des parents. Il est primordial de sensibiliser les enfants et les adolescents aux dangers du web. Voici quelques conseils recueillis auprès d’associations via leurs sites web pour limiter les risques:

  • Sur le système d’exploitation de votre ordinateur (au hasard Windows), créez une session personnelle avec mot de passe pour pour chaque membre de la famille et définissez avec soin le niveau de sécurité et de confidentialité de chaque session
  • Passez du temps avec vos enfants sur internet ; ils pourront se valoriser auprès de vous en vous montrant l’étendue de leur savoir-faire, comment ils utilisent internet…en plus, il vous apprendront sûrement certaines choses !
  • Discutez avec eux des dangers d’internet, particulièrement ceux liés à la divulgation de données personnelles (photos, adresse, nom…). Faites-leur comprendre que toute information laissée sur le web peut devenir publique et indélébile
  • Informez-les sur leurs responsabilités en tant qu’internaute sur des sujets comme le téléchargement illégal, le harcèlement, l’exploitation de données privées…
  • Aidez-les à exercer leur esprit critique sur ce qu’ils voient, à ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu’ils lisent, surtout pour les adolescents qui fréquentent des blogs ou des forums traitant de sujets graves comme l’anorexie ou le suicide
  • N’interdisez pas l’utilisation du téléphone portable ou d’internet. Ces outils sont ceux de leur génération et vous provoqueriez non seulement de la frustration mais surtout un retard dans la maîtrise de ces technologies indispensables par rapport à leurs amis. Vous pouvez néanmoins suspendre leur utilisation temporairement
  • Rappelez-vous qu’en cas de nécessité, vous pouvez délimiter les horaires de connexion grâce à un mot de passe

En tant que parents, vous avez aussi un rôle de sentinelle à jouer : vous pouvez signaler les images et les propos pédo-pornographiques ou diffamatoires sur le site http://internet-signalement.gouv.fr ou bien sur http://www.pointdecontact.net/.

Afin d’éveiller le conscience des jeunes sur ces questions, a été créé sous l’impulsion de l’Europe le brevet informatique et internet, dont nous retiendrons la définition donnée par wikipedia :

 » En France, le Brevet informatique et internet (également appelé B2i) est une attestation délivrée aux élèves des écoles élémentaires, des collèges et des lycées qui sélectionne leur capacité à utiliser les outils informatiques et Internet mais aussi à évaluer des compétences documentaires et éthiques. Instauré en 2000, il s’apparente au PCIE européen, et s’inscrit dans la politique de Société de l’information Commission européenne. Cependant cette attestation n’est pas un diplôme, ce n’est qu’une preuve que l’élève en question a acquis une certaine maîtrise de la Technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TIC). Le niveau collège est intégré en 2008 de manière obligatoire pour l’obtention du Brevet des collèges (excepté pour les Candidats libres). Le niveau lycée sera obligatoire pour l’obtention du baccalauréat dès la session de 2010. »


Pour aller plus loin

Voici quelques ressources pour vous aider à creuser le sujet:

  • www.e-enfance.org : vous trouverez ici des enquêtes, des conseils et des témoignages de parents et d’enfants sur le blog. Cette association anime aussi une chaîne youtube grâce à laquelle elle diffuse des films de sensibilisation.
  • http://www.surfez-intelligent.gouv.fr : un site web gouvernemental pour connaître les bonnes pratiques d’internet
  • www.net-attitude.fr : des videos et des conseils
  • http://www.internetsanscrainte.fr/: beaucoup de ressources sur ce site qui traite le sujet sous tous ses angles !
  • www.wildwebwoods.fr : un jeu d’aventure un peu comme Zelda pour apprendre aux enfants à bien utiliser Internet : un personnage que l’on choisit explore un monde où il doit relever des défis basés sur les usages d’internet. C’est très bien fait…j’y ai passé une demi-heure du haut de mes 28 ans…les enfants apprennent ce que sont les spams, les chats…
  • www.actioninnocence.org : le site d’une ONG qui fait de la sensibilisation sur ces sujets
  • Net écoute famille : 0820 200 200, accueil téléphonique national pour la protection des jeunes sur internet

Les 14 et 17 avril 2010 de 14h à 18h aura lieu à Nantes une journée organisée par des étudiants du mastère Marketing Communication de Nantes  sur la sensibilisation aux dangers d’internet pour les jeunes, plus d’infos ici.

Pour finir sur ce sujet grave, voici une petite vidéo amusante sur le contrôle parental SFR!

watch?v=XIeD_kr1qYU

Et surtout, rappelez-vous qu’internet n’est pas dangereux en soi, c’est seulement l’usage de certains qui mettent l’intégrité morale et parfois physique de tous en péril. Cela ne doit pas être un argument pour trop brider cet outil et sur-protéger nos enfants. Comme toutes les innovations majeures, il produit un vide juridique et de nouvelles menaces mais il fait surtout émerger des possibilités incroyables à tous les points de vue (sociaux, économiques, géo-politiques…) dont nous ne connaissons aujourd’hui que les prémices…

Tous vos commentaires, en particulier de parents confrontés à ces problèmes, sont les bienvenus!

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Ressources web pour les enfants

Parentalité

Quand on considère toutes les mises en garde justifiées sur les risques liés à l’utilisation d’Internet par les enfants, on peut avoir l’impression que le web est un média d’adultes. J’ai donc entrepris un petit tour d’horizon des sites web développés pour les enfants et j’en ai sélectionné quelques-uns plutôt bien faits et dont le contenu me semble intéressant pour habituer les enfants à utiliser les outils d’Internet. Je tiens à préciser que je n’ai pas pu visiter toutes les pages de ces sites. Rien ne m’ a semblé suspect en les parcourant mais je ne connais pas les éditeurs qui sont derrière. Le web regorge de très bonnes initiatives pour les enfants et certains sites occuperont intelligemment la fratrie quand il pleuvra dehors ou constituent de bonnes entrées en matière pour appréhender le web…Je vous en livre 3 qui ont retenu mon attention :

Il s’agit d’un site de partage de vidéos pour enfants uniquement. C’est un site en anglais assez récent donc pour l’instant le choix est limité surtout dans les vidéos en français mais ca ne tient qu’à vous que ça change! Vous pouvez créer votre profil avec votre vidéothèque, les vidéos que vous souhaitez inaccessibles sous votre compte, noter et commenter les vidéos…tout comme Youtube en fait…normal puisque c’est son petit frère. On y retrouve des parents qui chantent des comptines, des extraits de dessins animés, des petits sketches joués par des enfants…

Voilà un site ludo-éducatif bien fait pour vos enfants. Le design n’est pas très engageant car tout-à-fait dépassé mais il y a beaucoup de contenus et la navigation est très facile. Takatrouver comporte un espace dédié aux enseignants (voyages de classes, activités ludo-éducatives…), un espace dédié aux parents (sorties et vacances en famille) et un espace dédié aux enfants. Sur l’espace enfants, les bambins peuvent consulter des sites web développés pour eux, trouver des recettes de cuisine ou des guides de loisirs créatifs, lire des blagues, des devinettes ou des charades, consulter une liste de livres de leur âge, travailler (l’écriture, la récitation…), s’informer sur l’actualité et d’autres choses encore. Bref, c’est une belle ressource !

Kidado est un portail qui offre beaucoup d’applications ludo-éducatives pour vos enfants: coloriages, découpages…Mais c’est surtout un annuaire très fourni de sites pour enfants et pour parents classés par thèmes : jeux, histoire, sport, Internet…La navigation est très classique et le travail de référencement est assez impressionnant!

Voilà ! Biensûr c’est non exhaustif, d’autant qu’il y en a des nouveaux chaque mois !

N’hésitez pas à me donner votre avis sur ces sites et à en proposer d’autres dans les commentaires !

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Doudou superstar

Articles, Parentalité, Web

Chers parents et futurs parents, oncles, tantes, parrains…

Toujours dans l’envie de vous faire découvrir les plans intéressants et innovants du net pour les enfants, je voudrais vous parler aujourd’hui de www.laviedemondoudou.com.  C’est un site web fonctionnant sur le principe du built-to-order, qui propose de vous envoyer un livre qui a pour héros le doudou (ou le ninin ou n’importe quel objet assimilé) de votre enfant, neveu ou nièce, filleul(e)…

la vie de mon doudou 1

Il existe deux formules:

- mon doudou raconte:  vous uploadez des photos du doudou sous plusieurs angles,  vous l’insérez dans les pages d’une des histoires proposées par le site que vous aurez choisie et le doudou devient le narrateur de l’histoire.

- les aventures de mon doudou : même principe sauf qu’ici, c’est le doudou le héros de l’histoire! Plusieurs titres sont disponibles : la journée de mon doudou, mon doudou et les couleurs, mon doudou protège la planète

la vie de mon doudou 2

Les livres coûtent 21,94€ ou 29,90€ selon la formule chosie, ils sont éco-conçus en France et vous pouvez bien entendu les dédicacer.

Voilà une bonne idée pour Noël! et oui c’est dans un mois et demi…

A ce propos,  trouvez-vous que c’est compliqué de choisir des cadeaux pour des enfants? et que pensez-vous de toutes ces offres personnalisées?

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Kids-omization

Parentalité

Internet 2.0, c’est aussi le e-commerce 2.0 et une forte tendance au built-to-order, comprenez « construit à la demande ». C’est-à-dire qu’on vous propose de choisir des produits, souvent de les customiser et c’est votre commande qui déclenche leur fabrication. Dell utilise ce sytème depuis longtemps pour vendre ses PC portables et le built-to-order s’est largement démocratisé sur le web ces dernières années. Citons par exemple le site web myfab qui vous propose de voter pour vos articles d’ameublement préférés et de les commander ensuite.

Le marché des produits pour enfants n’est pas en reste de ce côté là. En consultant les archives de springwise (excellent site web répertoriant des idées de business innovantes et souvent responsables), j’ai trouvé 3 exemples de built-to-order pour les parents et les kids!

Alphabet plates

Alphabetplates est un site qui vous propose de personnaliser des assiettes pour enfants. Il existe des modèles sur différentes thématiques (sports, aliments, prénoms…) mais vous pouvez également créer un modèle juste pour votre enfant en y insérant son prénom et deux phrases. Le site est en anglais mais vous pouvez utiliser du texte en français. Les assiettes sont constituées à 100% de mélanine sans bisphénol A, elles coûtent 22$ US  pièce et une partie du chiffre d’affaire est reversée à la Osteogenesis Imperfecta Foundation qui s’occupe d’enfants atteints par la maladie des os de verre.

alphabetplates 1

Roomsbyyou

Personnalisez la chambre de bébé! Le site roomsbyyou vous propose de choisir en ligne tous les éléments textile de la chambre de votre bambin: draps, coussins, couvre-lits, rideaux…Vous commencez par dire si vous avez une chambre classique ou moderne et l’image d’une chambre typique apparaît avec tous les éléments personnalisables que propose le site.  Vous cliquez sur les pièces de tissu que vous voulez acquérir et vous choisissez les motifs élaborés par des designers qui proposent leur créations sur le site ou bien vous uploadez les images ou motifs que vous voulez depuis votre ordinateur. Vous faites glisser le motif dans l’image sur l’élément à couvrir et vous avez une idée du rendu! Si vous êtes en panne d’inspiration, le site vous proposer des assortiments. Ensuite vous validez votre commande et les pièces vous seront envoyées après avoir été fabriquées à San Francisco. Après les bébés, roomsbyyou va étendre son concept aux enfants et aux ados.

roomsbyyou

Storysomething

Storysomething vous offre la possibilité de recevoir des histoires personnalisées pour des enfants entre 3 et 8 ans. Vous choisissez le thème de l’histoire (princesse, super-héros…), vous renseignez l’âge et le prénom de votre enfant et vous recevez par e-mail ou sur votre i-phone une histoire à lui lire. Vous pouvez stocker les histoires et des développements sont à l’étude comme la possibilité de vous enregistrer en train de lire l’histoire, de proposer des histoires et de voter pour celles des autres. Le service est gratuit jusqu’à un certain nombre d’utilisation, au delà, c’est 3 $ us par mois mais pour l’heure, il n’existe qu’en anglais!

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