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Signe de vie…

Articles, Projet Parenco

Je dois reconnaître que j’ai un peu laissé mon blog de côté ces dernières semaines. Ce n’est pas bien mais il faut dire que j’ai été vraiment très occupé par Parenco. Or en regardant les statistiques de trafic du blog, je me suis aperçu que tous les lundis il connaissait un pic de connexions, car c’est le jour où en général j’écris mes billets. Je dois dire que ça m’a fait chaud au coeur (le mot est lâché!) de voir que malgré l’absence de nouveaux contenus, certains lecteurs ont tenu la cadence et ça m’a aussi un peu plus culpabilisé…Bref, plutôt que de rédiger un billet qui explique que j’avais les meilleures excuses du monde pour ne pas en écrire durant ces 6 dernières semaines, je vais vous dire ce que j’ai fait pendant ce temps-là. Certains diront que ça revient au même, je les entends d’ici…

Depuis la mi-avril, j’ai été très pris par la rédaction de dossiers de candidature pour 2 appels à projets : celui lancé par le pôle enfant d’une part, et d’autre part, celui lancé par la région Pays de la Loire sur un thème qui colle parfaitement à mon projet : L’innovation numérique au service du lien social. Pour ceux qui ne sont pas au fait de tous ces dispositifs, un appel à projets permet de présenter un projet innovant dans le but d’obtenir des subventions afin de le réaliser.

L’appel à projets innovants du pôle enfant (dont le dossier définitif est à rendre pour fin juin) nécessite de monter un consortium (comprenez un groupement d’acteurs pour porter le projet) composé dans l’idéal d’un établissement de recherche et d’entreprises. Cela est partiellement fait grâce à l’alliance de :

- Parenco (aujourd’hui une association, bientôt je l’espère une SARL),

- le laboratoire Présence et Innovation de Laval, dépendant des Arts et Métiers et spécialisé dans la réalité virtuelle et l’optimisation des processus de conception et d’innovation

- une petite entreprise du pôle enfant.

Nous cherchons encore une grosse société adhérente du pôle pour donner plus de poids à notre consortium. Dans le cadre de cet appel à projets, nous présentons un projet de plateforme 3D sur Internet qui permet à un professionnel  de l’enfance de solliciter des internautes pour l’aider à concevoir de nouvelles offres. Les industriels pourront impliquer des parents, des enfants, des pédiatres, des assistantes maternelles…dans leur processus d’innovation pour développer de nouveaux produits et services en co-création. Le rôle de Parenco sera d’utiliser son réseau social pour sélectionner les contributeurs. Une telle plateforme d’innovation collaborative n’existe pas encore et permettrait aux professionnels de l’enfance de tirer partie de 2 grandes tendances de fond : le social media marketing et l’innovation collaborative.

L’appel à projet de la région Pays de la Loire doit me permettre de financer plus facilement le développement de la version 1 du réseau social Parenco et d’en faire le site web référent pour les acteurs de la filière enfance en région. Pour répondre à cet appel à projets, il a fallu que je finalise mon cahier des charges et que je rédige un business plan. Voilà pourquoi j’ai été silencieux tout ce temps…Ces chantiers représentaient de sacrés challenges mais j’ai réussi à tout boucler dans les temps. Je tiens d’ailleurs à remercier l’équipe de Human Connect et en particulier Etienne Billet, qui m’a bien aidé à rendre un dossier crédible dans le timing.

Cela a eu le mérite de bien faire avancer le projet Parenco : avec un cahier des charges et un premier business plan, les choses deviennent plus concrètes. Je vais maintenant m’atteler à les rendre plus complets et encore plus persuasifs dans le but de trouver des investisseurs. Je dois également m’occuper de nouer des partenariats avec d’autres sites web pour parents afin avoir du contenu et de bénéficier d’échange de trafic. Enfin, je suis assez focalisé sur la recherche d’un associé : j’ai quelques pistes sous le coude mais rien de concret pour l’instant.

Au travail donc ! Et merci de votre fidélité!

François

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Parenco confronté aux industriels du secteur enfance

Articles, Projet Parenco

Comme vous le savez peut-être déjà, Parenco s’est rapproché du pôle enfant, pôle de compétitivité à Cholet regroupant certains professionnels du monde de l’enfance. J’ai pu rencontrer certains de ses adhérents pour leur parler du projet et comprendre quels intérêts ils y voyaient… Jusqu’à aujourd’hui j’ai rencontré principalement des industriels. Ces RDV avaient pour objectifs de me confronter aux besoins de futurs prospects potentiels et d’en savoir un peu plus sur les points suivants:

- comment les entreprises du secteur enfant considèrent-elles les outils web 2.0 dans leur stratégie de communication (blogs, réseaux sociaux..)

- quelle vision ont-elles des réseaux sociaux ? les voient-elles comme une menace pour leur image?

- par quels moyens collaborent-elles avec les parties prenantes de leur écosystème? (clients, concurrents, pouvoirs publics, autres professionnels…)

- voient-elles des opportunités pour elles dans le projet Parenco?

- comment envisagent-elles d’utiliser la plateforme?

Les réponses récoltées m’aident à comprendre les objectifs, les stratégies et les contraintes de ces industriels afin de concevoir un produit qui répondra à leurs attentes et leur offrira de nouveaux leviers d’action vis-à-vis de leur écosystème. Je dois dire que j’appréhendais un peu ces RDV en cela qu’ils sont assez déterminants pour la suite du projet : imaginez qu’aucun de ces industriels n’aient vu un quelconque intérêt à Parenco ? Il fallait savoir s’il était en ligne avec les attentes de potentiels prospects…Heureusement, si évidemment Parenco n’est pas LA solution qu’ils attendaient depuis toujours, l’accueil a été bon. Et même ceux dont l’activité correspond assez peu aux objectifs du projet en ont compris l’intérêt (cf fin de l’article : CWF, un cas particulier).

Je vais tenter de retranscrire ici ce que m’ont appris ces RDV.

Tout d’abord, merci à tous mes interlocuteurs. Ils ont pris du temps pour me recevoir, et me donner un feedback sur un projet qui est encore en chantier, ce qui est un exercice parfois compliqué. Merci également de leur confiance : certains m’ont livré des informations sensibles sur leur activité et tous m’ont autorisé à les citer et à parler du contenu de notre entrevue sur ce blog, ce qui est une belle preuve de transparence. Afin que vous puissiez comprendre le sujet de l’article, voici la liste des personnes que j’ai rencontrées dans l’ordre chronologique.

  • GROUPE SALMON ARC EN CIEL : Xavier Cunaud (DG) et Hélène Seguin (directrice marketing). Le groupe Salmon arc-en-ciel, spécialiste des cadeaux de naissance textile, conçoit et distribue les produits des marques Berlingot, Sucre d’Orge, et fabrique également pour des marques de distributeurs.
  • DOREL : Rozenn Grenat (responsable market intelligence). Le groupe Dorel Europe conçoit et distribue des produits de puériculture.  En France, il est surtout connu par ses marques Bébé Confort, Baby Relax, Babidéal et Quinny.
  • GROUPE PUBLI-IMPRESS : Frédéric Péault (responsable marketing) et Sophie Fruchet (chef de projets web). Le groupe Publi-Impress opère sur le marché du prêt-à-porter enfant et adulte via ses marques Terre de Marins, Coudémail, Mahé Mahé et Elle est où la mer? Sa filiale Pulsion Design est spécialisée dans l’impression textile.
  • CANDIDE BABY GROUP : Sophie Boittin (responsable e-business et communication). Candide Baby Group occupe une place importante sur le marché de la puériculture et des jouets pour enfants à travers ses marques Candide, Latitude enfant, Pilouface et P’tit dodo.
  • CWF (Children Wordlwide Fashion) : Pascale Dechatre (Directrice des marques). Le groupe CWF conçoit, produit et distribue sous licence les lignes enfant des marques de vêtements Timberland, DKNY, Burberry, Hugo Boss, Chloé, Escada, Elle, et Marithé+François Girbaud.

Si je dois tirer des enseignements et essayer d’identifier  des tendances globales de ces RDV, voici ce que je peux dire:

  • les sociétés rencontrées entrevoient l’importance des outils du web 2.0 dans leur stratégie de communication (Facebook, Twitter, blogs influents…) mais disent mal les maîtriser.  Elles estiment ne pas avoir les moyens humains et les compétences requises pour mettre au point un vrai plan d’action vis-à-vis de nouvelles formes de medias. J’ai parfois ressenti une réticence à s’écarter des créneaux de la communication classique, c’est-à-dire purement verticale, ce qui est compréhensible tant la communication 2.0 est un art subtil et très récent. Cependant, j’ai veillé à attirer l’attention de mes interlocuteurs sur la nécessité de maîtriser leur réputation en ligne, tout spécialement auprès des parents. Il vaut mieux domestiquer assez vite ces nouveaux usages pour être efficace le jour où ils seront tout-à-fait incontournables pour les annonceurs. Il est aussi capital de bien considérer que le consommateur est de plus en plus exigeant vis-à-vis des industriels (traçabilité des produits, style de communication, citoyenneté des entreprises…) et qu’il a les moyens de générer très rapidement du buzz négatif.
  • globalement, les industriels trouvent intéressante la possibilité de solliciter une communauté de parents pour effectuer des sondages, organiser des évènements, faire tester des produits ou organiser des concours. En revanche, développer des outils de co-création  et de co-conception de produits en ligne est une idée qui a éveillé le scepticisme chez les professionnels rencontrés. Ils ne perçoivent pas très bien l’utilité d’une telle démarche et surtout, concevoir des produits requiert l’expertise de plusieurs métiers. Ils voient donc mal comment des parents pourraient participer à des processus d’innovation ascendante dans ce cadre-là, puisqu’ils ne maîtrisent pas forcément ces expertises (conscience des contraintes industrielles et logistiques, connaissance des normes de sécurité…). Néanmoins, certaines des entreprises rencontrées interagissent déjà avec les autres acteurs de leur écosystème dans leurs processus de validation de produits, que ce soit lors de focus groups avec des parents ou bien en réunissant des professionnels de l’enfance dits « manipulants » (pédiatres, assistantes maternelles, puéricultrices…), ce qui est déjà de la co-création.
  • certaines entreprises perçoivent bien dans le web la possibilité de lancer des activités de confection de produits sur-mesure ou de petites séries. Le groupe Publi impress par exemple, réfléchit actuellement à  la pertinence d’utiliser Internet comme canal de vente pour développer l’activité de son outil Pulsion Design et permettre aux parents de commander des t-shirts, bodies ou bavoirs aux motifs personnalisés. On pourrait imaginer un module Parenco dédié à cela.

Au-delà de ces constats, de nouvelles idées sont nées de ces RDV. Jusqu’à présent, je m’étais focalisé sur une interaction en ligne  industriels – parents. Mais c’était mettre de côté 2 objectifs essentiels de la platefome Parenco:

  • développer des interactions entre tous les acteurs de l’écosystème (pas seulement entre les parents et les industriels)
  • ancrer les entreprises dans leurs territoires, et les aider à dépasser leur rôle très restrictif d’offreur

Au fil de mes rencontres avec les adhérents du pôle enfant, j’ai réalisé que Parenco pouvait aussi servir par exemple à faire mieux collaborer les industriels avec les organismes de certification pour l’élaboration des normes de sécurité régissant la conception des nouveaux produits.

Il est important de comprendre que grâce au social media, les entreprises sont en mesure de dépasser leur rôle classique de simple offreur de biens et services. J’ai réalisé cela en discutant avec Rozenn Grenat du groupe Dorel de l’application que je souhaitais mettre à disposition des parents pour leur permettre de se revendre ou de troquer des produits de puériculture d’occasion. Je l’ai sentie dubitative…d’abord j’ai pensé qu’elle voyait d’un mauvais oeil cette application car elle entrait en concurrence avec les activités commerciales de Dorel mais je faisais fausse route. En fait, Rozenn Grenat a attiré mon attention sur le fait que quand on achète un produit de puériculture d’occasion, on ne récupère pas toujours le mode d’emploi, on ne sait pas toujours s’il est conforme aux normes actuelles, et surtout on ne sait pas comment il a été utilisé par le précédent propriétaire. (pour un siège bébé de voiture par exemple, comment savoir si un précédent accident n’a pas endommagé de manière non visible l’objet ?). En somme, l’expertise du groupe Dorel m’alertait sur les risques inhérents au lancement d’une application de vente de produits d’occasion. Dans ce cas, on pourrait imaginer que les industriels de la puériculture co-signent une charte de l’acheteur permettant aux membres de Parenco de se renseigner pour éviter les mauvaises surprises quand ils achètent un produit d’occasion. Ainsi, les entreprises ne se comportent plus seulement en tant que vendeuses, mais mettent gratuitement une partie de leur expertise au service de parents, ce qui aurait un effet très positif sur leur image et s’apparente à un acte citoyen et responsable.

CWF: un cas particulier

Quand CWF a répondu à ma demande de RDV, j’étais assez étonné. En effet, l’activité exclusivement sous licences de cette entreprise semble a priori incompatible avec les possibilités de communication que peut offrir Parenco à un industriel. Le groupe CWF, même s’il communique sur les marques qu’il distribue, n’établit par leur stratégie de communication. Dans ce domaine, il doit faire valider toutes ses initiatives par les marques. En outre, il ne communique jamais sous son nom car le client final n’achète pas du CWF, il achète du Burberry ou du Timberland. En conséquence, CWF n’a pas tellement intérêt à avoir une activité en propre sur Parenco pour ses actions de communications corporate. En outre, il semble que le groupe fasse assez peu appel à des groupes consommateurs pour valider ses collections donc solliciterait assez peu la communauté de parents membres de Parenco…Cependant nous avons exploré d’autres pistes de collaboration. CWF organise certains mercredi des essayages avec des enfants pour tester ses produits. Parenco pourrait servir à recruter et fidéliser ces ressources. De plus,  le groupe a lancé récemment un réseau de magasins en propre sous la marque Atelier de Courcelles. Chaque magasin pourrait avoir intérêt à animer un profil sur Parenco pour communiquer avec les parents de son périmètre géographique. Enfin, rien n’interdit de penser que les marques citées pourraient communiquer sur Parenco via CWF.

En conclusion, ces RDV ont été riches en enseignement et m’ont en plus permis de réfléchir à de nouveaux usages pour Parenco…Un peu plus de travail en perspective mais certainement un peu plus de pertinence à la clé…

François

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Parenco incubé !!!

Projet Parenco

Bonjour à tous,

Juste un petit billet aujourd’hui pour vous signaler que Parenco va intégrer un incubateur de projets innovants. C’est une structure qui accueille des porteurs de projets ayant une forte composante innovation et qui les aide de la formulation de l’idée jusqu’à la création de leur société. Parenco est déjà assez avancé mais cela va quand même bien m’aider. L’incubateur en question s’appelle la Cour de Création, il est installé à Beaupréau, dans le Pays des Mauges entre Angers, Nantes et Cholet. Il est porté par plusieurs acteurs dont les collectivités locales, la CCI, Angers Technopole et le Pôle Enfant. Il s’adresse à des entreprises dont l’activité doit être à la fois innovante et en lien avec l’univers de l’enfant. En contrepartie, les projets développés doivent avoir des retombées tangibles sur le territoire choletais notamment en terme d’activité économique, ce qui sera le cas de Parenco puisqu’un rapprochement a déjà commencé avec les adhérents du pôle.
Après l’examen de deux commissions, dont une durant laquelle j’ai dû présenter le projet (genèse, objectifs, marché, ressources nécessaires calendrier…) devant un jury de 10 personnes, Parenco a donc été retenu. Concrètement, cela va m’apporter de la crédibilité institutionnelle et un certain nombre de ressources pour m’aider à monter le projet : assistance à la rédaction du business plan, validation des aspects juridiques, études techniques en collaboration avec la technopole d’Angers…

Je vais signer une convention d’incubation qui sera renouvelée tous les 6 mois en fonction de l’avancement du projet. Merci donc aux membres de la commission de sélection des projets qui m’ont retenus et en avant!

En février, Parenco a aussi eu le plaisir de faire la 2è page de  20 min Nantes, retrouvez l’article on-line ici.

François

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Elgg, plateforme idéale pour Parenco?

Articles, Projet Parenco, Web

Il existe aujourd’hui plusieurs solutions techniques pour lancer la version bêta de Parenco. Le choix se portera vers la solution qui offrira le meilleur rapport coût de développement /performances et évolutivité des fonctionnalités. Après avoir vu tourner plusieurs plateformes capables de propulser un réseau social de niche, de plus en plus d’arguments m’amènent à penser qu’Elgg est le meilleur choix. Laissez-moi partager avec vous ces arguments.

Une solution en logiciel libre


Elgg est une plateforme en logiciel libre ou open source. Cela veut dire que le code source est ouvert (non propriétaire) et que chacun peut créer librement du code pour faire évoluer la solution. C’est le cas pour Firefox (navigateur web) ou Linux (système d’exploitation) par opposition à Internet Explorer ou Windows qui sont des logiciels propriétaires. L’open source est une tendance de fond qui se développe de plus en plus. Certains prestataires se sont d’ailleurs spécialisés dans le développement en libre. En effet, cette façon d’envisager l’utilisation de logiciels offre beaucoup d’avantages :

  • Pas de licences à payer pour l’utilisateur
  • Possibilité d’envisager des développements complètement sur-mesure
  • Existence d’une communauté de développeurs qui collaborent et qui font avancer ensemble les possibilités de la solution. Chacun peut utiliser les codes que les autres ont développé et corriger d’éventuelles erreurs ou d’éventuelles failles de sécurité
  • Assurance pour l’utilisateur final de pouvoir changer de prestataire technique tout en capitalisant sur les développements déjà réalisés
  • Contournement pour les prestataires de l’obligation d’être dépendants du bon vouloir d’un éditeur de logiciels
  • Un avantage financier : à fonctionnalités égales, une solution en logiciel libre est souvent moins coûteuse pour l’utilisateur final qu’une solution en logiciel propriétaire, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus

Cependant, recourir à l’open source comporte aussi quelques inconvénients :

  • Si la communauté de développeurs se dissout, les développements et les intégrations de la solutions stoppent
  • Il n’existe pas d’alternatives libres à tous les logiciels propriétaires
  • La multiplicité des équipes de développement travaillant sur un même logiciel; il est parfois difficile de suivre l’évolution des fonctionnalités d’une solution libre
  • La pluralité des logiciels répondant à un même besoin et donc se faisant concurrences entre eux

Cette liste d’avantages et inconvénients n’est pas exhaustive mais soulève les points les plus importants. Malgré les difficultés inhérentes à l’écosystème de l’open source, ce choix nous paraît intéressant pour lancer une plateforme comme Parenco à moindre coût et quasi assurée de voir constamment de nouvelles fonctionnalités développées par la communauté qui est derrière.

Le fonctionnement d’Elgg


Elgg est donc une plateforme open source pour développer des réseaux sociaux. Le « core engine » ou noyau de base se conjugue à différents « plugins » ou extensions offrant différentes fonctionnalités (comme le CMS Wordpress pour ceux à qui ça parle). Les développeurs de la communauté Elgg créent et mettent à jour en permanence des plugins et en partagent le code. Les administrateurs d’un réseau social propulsé par cette solution peuvent donc régulièrement télécharger de nouveaux plugins et les intégrer pour les proposer aux utilisateurs du réseau qui choisissent ou non de les intégrer à leur profil. C’est exactement le fonctionnement souhaité pour Parenco : proposer aux membres du site des modules leur offrant différentes fonctionnalités (géolocalisation, agenda, partage de fichiers, groupes, gestion de contacts…) et les laisser construire leur espace utilisateur avec les modules dont ils ont besoin ; ainsi, chacun utilise les fonctionnalités qu’il veut en fonction de ce qu’il est venu chercher sur Parenco. Elgg propose aujourd’hui environ 700 plugins. La démarche et les idées qui propulsent Elgg est tout-à-fait en accord avec celles de Parenco : la co-création, la force de la communauté et la personnalisation des services.

La première version du service date de 2004 et la fédération de la communauté française a commencé en 2009.

Voici à quoi ressemble une interface Elgg:

Là évidemment ce n’est pas très sexy mais le thème et l’apparence sont personnalisables.

Pour une excellente explication d’Elgg, rendez-vous ici, cet article écrit par l’agence de conseil en architectures techniques Clever age a constitué une source de premier choix pour ce billet, merci à eux ! Si vous souhaitez intégrer la communauté francophone d’Elgg, c’est .

Enfin, si vous voulez tester une plateforme Elgg voici Beebac, un réseau social dédié au partage de savoirs scolaires et professionnels.

Bref, par son fonctionnement, et parce que c’est une solution open source, Elgg me paraît tout-à-fait adapté au lancement de Parenco. Cependant, il faut avoir une vision objective des différentes solutions techniques possibles pour propulser la plateforme, et c’est le but de l’élaboration d’un cahier des clauses techniques, mission pour laquelle je cherche actuellement un prestataire. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas! Si vous voulez discuter des avantages et inconvénients de l’open source en général et d’Elgg en particulier, ça m’aiderait beaucoup!

François

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Confronter Parenco au jugement d’autrui

Articles, Projet Parenco

Jusqu’en décembre 2009, il a fallu 8 mois pour préparer la venue de Parenco : mener une étude de marché auprès des parents, s’imprégner de l’écosystème web et entrepreneurial des Pays de la Loire, connaître les structures locales agissant dans la sphère de l’enfance, étudier les réseaux sociaux de parents et réfléchir aux fonctionnalités que je voulais mettre en place sur la plateforme de services. Je souhaite d’ailleurs remercier chaleureusement Ludovic Plisson et Xavier Barbez pour leur investissement personnel, leurs idées brillantes et de leurs encouragements durant cette phase de cogitation.

2010 voit  le projet entrer dans une phase plus opérationnelle avec la volonté de trouver une réponse à cette question : Comment mettre en oeuvre Parenco?

Cette question est vaste et concerne aussi bien les partis pris techniques pour développer le site web que l’identification des meilleures structures à même de m’aider à créer la future entreprise ou bien encore la nécessité de travailler de concert avec les collectivités locales responsables des politiques de l’enfance sur notre territoire. Il a donc fallu aller à la rencontre de ces ressources. Je dois dire que j’aurais certainement dû enclencher cette démarche plus tôt tant elle fût riche en rencontres et en enseignements…En effet, je me suis rendu compte que rompre l’isolement est une démarche salvatrice pour un entrepreneur et que c’est un bon moyen de chasser les doutes qui accompagnent tout projet de création de société. Mon horizon s’est considérablement élargi ces dernières semaines, et je le dois à tous ceux qui ont bien voulu prendre sur leur temps pour jauger Parenco et me livrer des pistes et des conseils pour travailler dans le bon sens.

J’ai rendu visite à L’Ecole de Design de Nantes, à l’ICAM Nantes, à Audencia, à des agences de développement de sites web, à des entrepreneurs, à d’autres porteurs de projets, j’ai rencontré le pôle enfant de Cholet (pôle de compétitivité national dédié aux acteurs de la sphère enfance), la cour de création (incubateur du pays des Mauges pour des projets innovants tournant autour de l’enfance); la Société d’economie mixte des Pays de la Loire, et bien d’autres encore. J’ai pu constater que dans leur grande majorité, mes interlocuteurs ont vu en Parenco un projet prometteur, en phase avec les attentes des parents, et avec les spécificités économiques et sociales du territoire des Pays de la Loire. Beaucoup m’ont aidé à me projeter dans les aspects opérationnels du projet : nécessité de trouver un partenaire technique de confiance ayant démontré ses compétences dans le développement de plateforme web collaboratives,  élaboration d’une véritable stratégie de recrutements d’utilisateurs parents, priorité à la  mise ligne rapide d’une version bêta de Parenco afin de tester le concept et de valoriser la solution auprès d’investisseurs potentiels, et j’en passe. Merci donc à eux de m’avoir livré sincèrement leurs impressions et leurs conseils bienveillants.

Fort de ces échanges, je m’attache maintenant à mener à bien tous ces chantiers, indispensables à l’élaboration de Parenco. Celui de l’identification du bon prestataire technique est primordial : il doit me permettre de définir un cahier des charges des clauses techniques, qui me renseignera sur le montant de l’investissement à consentir pour les frais de développement et sur le rétroplanning du lancement de la version bêta. Surtout, c’est le premier pas vers l’élaboration d’un plan de financement et donc d’un business plan solide susceptible de me permettre de lever des fonds pour gérer la croissance de Parenco et enrichir le panel des applications proposées par le site. Conjointement, il faut dès maintenant tenter d’impliquer  les parties prenantes du projet (collectivités locales et professionnels de l’enfance) en vue de provoquer l’adhésion de tous et de satisfaire les besoins de chacun.

Bref, le plus dur est encore devant mais ouvrir Parenco aux autres a été une énorme source de motivation, et les bonne volontés ne manquent pas…

François

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Résultats du sondage Parenco

Articles, Projet Parenco

Voilà 8 mois que le sondage Parenco est en ligne. Ce sondage a pour but de comprendre les usages internet liés à la parentalité. Il y a 3 séries de questions :

- une série pour connaître les préoccupations principales des parents et comment ils y répondent

- une série sur l’utilisation que font les parents d’Internet

- une série sur les attentes vis-à-vis d’une site communautaire comme Parenco

Tout d’abord, merci aux 267 parents qui ont répondu à ce sondage. Le sondage est encore en ligne ici mais le nombre de réponses me semble assez important pour pouvoir faire un premier bilan. Je vais donc livrer les réponses des principales questions ; si je les donne toutes, ce billet sera trop long et j’ai peur de vous assommer avec tous ces chiffres…

D’avance, je vous demande d’excuser la mise en page de ce billet un peu fantaisiste…j’ai encore quelques progrès à faire de ce côté-là !

Commençons par l’échantillon des sondés :


82% sont déjà parents, 6% attendent leur premier enfant et 12% désirent un enfant.

85% sont des femmes

96% vivent en couple

66% ont entre 25 et 35 ans, 4% moins de 25 ans et 19% plus de 35 ans

67% appartiennent à la CSP cadres ou employés

Ces données demanderont évidemment un redressement pour être représentatives de la population française.

Les questions sur les préoccupations principales des parents


  • Estimez-vous être correctement informé(e) sur les produits et services dédiés aux parents et aux enfants dans votre ville ?
Oui 93 35%
Non 144 54%
Ne se prononce pas 30 11%
  • En tant que parent, lesquels de ces éléments vous font défaut?
Le temps
175 66%
Le pouvoir d’achat 87 33%
Les conseils 46 17%
La sérénité 60 22%
Les échanges avec d’autres parents 75 28%
Les bonnes adresses
147 55%
Les bons plans
157 59%
Pouvoir de temps en temps improviser son emploi du temps 120 45%
People may select more than one checkbox, so percentages may add up to more than 100%.
  • Quand vous vous posez une question sur votre (futur) enfant, à qui vous adressez-vous en priorité?
Votre famille
112 42%
Vos amis
66 25%
Internet 48 18%
Des professionnels de l’enfance 21 8%
La presse ou des ouvrages spécialisés 20 7%
  • Voyez-vous un intérêt à entrer en contact avec des parents vivant autour de chez vous?
Oui 231 87%
Non 29 11%
Ne se prononce pas 7 3%

Questions sur les usages que les parents ont d’Internet


  • Utilisez-vous des forums de discussion online dédiés aux parents?
Oui 112 42%
Non 152 57%
Ne se prononce pas 3 1%


  • Quels sont selon vous les inconvénients de ces forums?
Les solutions proposées n’existent pas toujours autour de chez moi 77 29%
Je ne connais pas le délai de réponse à mes questions 66 25%
Les sujets dérivent 124 46%
C’est trop long à lire 93 35%
Les réponses sont confuses 113 42%
Other 50 19%
People may select more than one checkbox, so percentages may add up to more than 100%.


  • Êtes-vous inscrit à un ou des sites communautaires?
Oui 121 45%
Non 146 55%
  • Si oui, à quelle fréquence le(s) visitez-vous?
Plusieurs fois par jour
38 32%
1 fois par jour 20 17%
Au moins 1 fois par semaine
41 34%
Au moins 1 fois par mois 19 16%
Au moins 1 fois par an 3 3%
  • Prenez-vous en compte les avis des internautes lorsque vous cherchez des infos sur un produit ou un service?
Oui 214 80%
Non 42 16%
Ne se prononce pas 11 4%
  • Avez-vous déjà contribué à un site internet par les moyens suivants?
Wiki 17 6%
Blog 75 28%
Rédaction d’avis d’internautes (Allociné, eBay, Marmiton, etc.) 89 33%
Achat en ligne
227 85%
Vente en ligne
99 37%
Widget, développement d’applications 5 2%

People may select more than one checkbox, so percentages may add up to more than 100%.

Questions sur les attentes vis-à-vis d’une site communautaire comme Parenco

  • Nous envisageons de créer un site communautaire entièrement dédié à vos préoccupations de parents. Vous y trouverez de bonnes adresses près de chez vous, des rencontres et des échanges avec des parents, professionnels et structures publiques dans votre quartier, votre ville ou votre village, des applications pour vous simplifier la vie, etc. Envisageriez-vous de vous inscrire ?
Oui 230 86%
Non 12 4%
Ne se prononce pas 25 9%
  • L’inscription, la consultation et l’interaction avec les autres membres seront gratuites. Seriez-vous prêt à payer certains services professionnels personnalisés ?
Oui 63 24%
Non 116 43%
Ne se prononce pas 88 33%
  • Pour diminuer ou supprimer la contribution financière vous permettant d’accéder à ces services, seriez-vous prêt à alimenter le contenu du site en participant à des groupes de travail, des études de marché, des tests produits, etc.
Oui 195 73%
Non 45 17%
Ne se prononce pas 27 10%

Voilà pour les résultats. Si l’on devait résumer les réponses et en tirer des enseignements, voilà ce que l’on pourrait dire de manière non exhaustive:

- les parents s’estiment plutôt mal informés sur les initiatives mises en place pour les enfants dans leur ville

- ils pensent que rencontrer d’autres parents dans leur périmètre de vie leur est utile

- ils ont besoin de gagner du temps et de connaître les bons plans et les bonnes adresses de leur quartier

- la famille reste la première source d’information en cas de questions

- les forums online pour les parents sont souvent utilisés mais la pertinence de l’outil et des réponses qu’il livre semble faible

- les sites web communautaires sont de plus en plus utilisés par les parents

- les sondés envisagent à 86% d’utiliser une plateforme communautaire du type de Parenco

- ils sont prêts à contribuer au contenu de la plateforme contre une rétribution

Il me reste maintenant à bien tirer profit de ces précieux enseignements pour emmener Parenco dans la bonne direction !

François

Wiki 17 6%
Blog 75 28%
Rédaction d’avis d’internautes (Allociné, eBay, Marmiton, etc.) 89 33%
Achat en ligne 227 85%
Vente en ligne 99 37%
Widget, développement d’applications 5 2%

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La région nantaise, territoire idéal pour Parenco

Projet Parenco

Bonjour à tous,

En faisant mon étude de marché pour Parenco,  j’ai cherché à savoir si le territoire sur lequel j’habite (Nantes) constitue le bon terreau pour que le projet grandisse dans le bon sens. C’est une donnée particulièrement importante : il faut analyser les habitudes et les besoins de la population potentiellement utilisatrice du service, comprendre l’organisation du territoire, recenser les structures capables d’aider au développement du projet…

Plus j’avance dans mes investigations, plus il apparaît que le pays nantais se prête parfaitement au lancement d’un projet comme Parenco. Comment ça me direz-vous? Et bien je vais vous livrer les données qui m’ont conduit à cette conclusion :

  • La région nantaise accueille beaucoup de jeunes parents, souvent des cadres, qui doivent reconstruire leurs réseaux et trouver rapidement des solutions pour leurs enfants: une crèche ou une assistante maternelle, un pédiatre, un club de judo, un conservatoire, des parents pour faire du covoiturage…et aussi des nouveaux amis ! Cette tendance va continuer puisqu’une des volontés du conseil régional est d’attirer des sièges d’entreprises étrangères.
  • 44918 naissances en  2006 dans la région Pays de la Loire, soit la deuxième région de France métropolitaine pour la fécondité avec 13.3 enfants pour 1000 femmes. C’est aussi la deuxième région de France pour le nombre de familles ayant au moins 3 enfants avec 18% des naissances. (Chiffres Insee 2006)
  • 64% des foyers de la région Pays de la Loire ont un ordinateur à domicile et 79% des foyers avec enfant ont une connexion Internet. C’est donc la première région de France en taux d’équipement en connexion Internet.  (sources enquête Synapse 2008 www.synapse.paysdelaloire.fr)
  • La métropole nantaise est un terreau fertile pour les innovations d’usage : démocratie participative (les conseils de quartiers fonctionnent très bien), économie sociale et solidaire, fort éco-système web 2.0…
  • Plusieurs pôles de compétitivité sont susceptibles de soutenir le projet: le pôle enfant à Cholet (seul pôle de compétitivité au niveau national dédié à l’écosystème de l’enfance) et le pôle Images et Réseaux
  • Près de Cholet vient de se monter la cour de création, un incubateur de projets innovants dans la sphère de l’enfance. J’essaie de les rencontrer en ce moment.

J’ai énuméré les faits les plus intéressants mais la liste n’est pas exhaustive. Voilà donc aussi pourquoi je crois beaucoup à Parenco ! Je pense que la région Pays de la Loire est très mature non seulement au niveau du marché mais aussi en termes de structures capables de porter le projet et de volonté politique !

Si vous êtes porteur de projet ou entrepreneur, pensez bien que le territoire de développement de votre projet est une donnée fondamentale à ne surtout pas négliger!

François

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la co-création comme vecteur de nouvelles relations entre parents et professionnels de l’enfance

Articles, Projet Parenco, Web

Bonjour à tous,

A mesure que nous travaillons à la naissance de Parenco, les idées sur les services que nous souhaitons proposer aux parents s’affinent. Et il y en a une qui nous trotte dans la tête depuis le départ : la co-création de services ou de biens liés à la parentalité. Une de nos ambitions est de mettre en place des applications qui permettent aux parents de participer à des dispositifs d’innovation ascendante ou bottom-up (littéralement du bas vers le haut, soit du consommateur vers l’offreur) afin d’améliorer la qualité de service des professionnels de l’enfance d’un territoire donné.

La co-création, c’est la prise en compte réelle du potentiel de créativité et de jugement des consommateurs. Aujourd’hui, beaucoup de marques utilisent la co-création pour développer des produits et cela fonctionne.

Légo Factory par exemple, vous permet de concevoir en 3D de manière collaborative des nouveaux produits en utilisant des briques existantes, comme si vous étiez avec vos amis dans une salle qui vous donnait accès à toutes les pièces Légo en stock illimité, un rêve de gosse en somme…Ensuite, Légo vend votre création; 2700 modèles sont ainsi mis en vente chaque semaine sur le site du constructeur de briques. Très compliqué à mettre en place d’un point de vue industriel, ce nouvel outil a beaucoup d’avantages pour Légo:

  • être assuré de commercialiser des produits en accord avec sa cible
  • renforcer la loyauté comportementale de ses clients
  • augmenter le volume des ventes et le nombre de références
  • se positionner sur le marché du loisirs pour adultes (au même titre le marché du modélisme par exemple)

une vidéo expliquant comment fonctionne Lego factory

De nombreux clubs Légo d’adultes se sont formés autour de Légo Factory. Nike utilise aussi la co-création avec Nike-ID , solution qui vous permet de customiser vos chaussures sur la base de modèles de série. Dans la sphère de la parentalité, on pourra citer des exemples comme alphabet plates et roomsbyyou, déjà évoqués dans un article précédent.

Mais la co-création dépasse de loin le cadre de la conception de produits finis. On pourrait aussi l’utiliser pour co-produire des services publics : un groupe d’administrés « testeurs » pourrait être amené à valider par l’usage la mise en place de services publics, ce qui améliorerait le dialogue entre les collectivités locales et leurs administrés.  Une journée organisée par la FING en septembre à Rennes nous a permis de réfléchir à cet idée de services publics co-produits. La co-création peut aussi servir à faire produire un bien unique, totalement sur-mesure et inventé par vous : par exemple, un livre de contes que vous auriez écrits pour vos enfants (Rappelons que J.K Rowling, la créatrice d’Harry Potter a commencé comme ça…). Dans ce dernier cas, la co-création constitue également un début de réponse à l’évolution des relations entre clients et petits commerçants ou artisans locaux et permet sortir des logiques de produits hyper-standardisés dont le but est de générer des économies d’échelle (plus on produit un bien, moins il coûte cher à produire unitairement).

Il nous semble que les parents représentent une population particulièrement encline à participer à des mécanismes de co-création et ce pour plusieurs raisons:

  • être parent, c’est être créatif (divertissement, alimentation, aménagement, vêtement…)
  • chaque enfant est unique et  l’uniformisation des réponses industrielles ne reflète pas ces particularités
  • les parents ont besoin de connaître la traçabilité des produits destinés à l’enfant (alimentation bio, biberons sans bisphénol A…)
  • il y a autant de façon de vivre sa parentalité que de parents mais ils ont besoin de confronter leurs idées
  • la co-création ouvre la voie des petites séries de production rentables et seules ces petites séries peuvent prendre en compte des cas particuliers (enfants handicapés, triplés…)
  • co-créer c’est se regrouper, et se regrouper c’est avoir du poids sur la mise en place de nouvelles initiatives

Nous réfléchissons donc aux moyens d’introduire des mécanismes de co-création à la plateforme Parenco, ce qui pose plusieurs questions:

  • Comment rétribuer justement les parents co-créateurs? (voir billet précédent pour creuser cette question)
  • Comment élaborer des interfaces de création complètes, ergonomique et facile d’accès?
  • Comment gérer les problèmes de propriété intellectuelle?

Si vous avez des idées sur ces questions, n’hésitez pas!

François

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Les wincos : Parenco récompensera les parents contributeurs

Articles, Projet Parenco, Web

Quand nous présentons Parenco à des personnes susceptibles de nous aider à porter le projet, la première question est toujours la même: êtes-vous parents vous-mêmes? Pour l’instant, la réponse est non…en entendant cela, certains de nos interlocuteurs s’étonnent… »mais alors comment pouvez-vous savoir de quoi les parents ont besoin? ». En fait cet argument a peu de sens.

D’abord, sans être parents nous-mêmes, nous avons pas mal de bébés dans notre entourage: neveux, nièces, enfants d’amis…et biensûr nous discutons avec eux de leur parentalité; ensuite, le fait qu’on ne soit pas des papas n’est pas une raison suffisante pour nous juger incompétents pour monter un projet comme Parenco (les médecins n’ont pas forcément vécu les maux qu’ils traitent!); mais surtout, Parenco n’est pas là pour donner des conseils aux parents; d’autres sites qui ont pignon sur rue font déjà cela très bien. L’ambition de Parenco, c’est de créer des outils pour que les parents et les professionnels de l’enfance d’un même territoire échangent et génèrent eux-même du contenu via des outils collaboratifs: encyclopédie wiki, groupes de discussion, test de produits de puériculture, création d’évènements, publication de vidéos, de contes pour enfants…Nous faisons le pari que cette voie assurera la pertinence des contenus de Parenco.

Nous pensons surtout que toute contribution des membres de la communauté Parenco devra être rétribuée : d’une part cela encouragera la création de contenu, d’autre part il nous semble normal que ceux qui prennent du temps pour améliorer l’intelligence collective d’une communauté et  la somme des connaissances partagées soient récompensés. Oui mais comment? Pour l’instant, nous penchons pour une rétribution via une monnaie virtuelle : les wincos (ce que vous gagnez quand vous contribuez). Selon une échelle de rétribution communiquée par le site, certaines actions entraînant de la création de contenu pertinent pour la communauté feront gagner au contributeur un certain nombres de wincos. Ces wincos pourront être utilisés pour faire des dons à une association, pour acheter des applications non gratuites ou pour acquérir des produits liés à l’enfance commercialisés par des distributeurs sélectionnés avec lesquels Parenco aura développé des partenariats via des mécanismes d’affiliation. Nous devons encore explorer ce concept dans le détail et il est évident qu’une foule de questions se posent: comment éviter les abus et les comportements trop profiteurs? Comment s’assurer que Parenco soit toujours en mesure de rétribuer ses contributeurs sans mettre dans la balance sa pérennité? …

Cette piste prometteuse est donc encore à défricher mais les questions sur les monnaies virtuelles dans les mécanismes de crowdsourcing sont de plus en plus discutées sur le web et nous espérons trouver avec les wincos un outil qui encourage les membres à générer du contenu et qui rétribue les meilleurs contributeurs à hauteur de leur implication.

Si vous connaissez des exemples de mécanismes de rétribution de contenus sur internet qui fonctionnent bien, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires. Pensez-vous que ce système est juste et fiable?

François

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Qui sommes-nous ? l’équipe Parenco

Projet Parenco

Bonjour à tous,

Pour bien commencer la semaine, voici une petite présentation de l’équipe qui travaille dur sur Parenco:

portrait Ludo

Ludovic Plisson, 28 ans, est diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art et Design de Reims et lauréat du concours du comité Colbert 2003. Après plusieurs expériences de design produit chez Salomon, il rejoint L’Oréal en 2004 en tant que chef de projet merchandising pour la marque Lancôme. En 2008, désireux de se rapprocher de l’ouest, et très attiré par l’entrepreunariat et les problématiques liées à l’économie solidaire et au développement durable, il décide de changer de cap et de s’installer à Nantes pour monter un service de couches lavables pour les crèches de Nantes (Arbalange). Parallèlement à Arbalange et en communiquant avec des groupes de parents de la région nantaise, il détecte un besoin d’information claire, structurée et participative pour ces parents. Il pense alors à Parenco.

profil Viadéo de Ludovic

portrait François

François Daures, 28 ans est diplômé de l’Ecole Des Hautes Etudes Commerciales de Lille (EDHEC) . Après différentes expériences dans le marketing et la vente de produits high-tech, il rejoint NEC Display France en 2006 où il occupera pendant 3 ans un poste d’ingénieur commercial distribution à Paris. Désireux lui aussi de se rapprocher de l’ouest et de mettre ses compétences au service d’un secteur en pleine croissance et ayant des répercussions économiques locales directes, il déménage à Nantes début 2009 où il entreprend de se lancer dans le projet Parenco aux côtés de Ludovic Plisson qu’il connaît depuis le collège et que le projet Arbalange occupe déjà beaucoup.

profil Viadéo de François

xavier

Xavier Barbez est étudiant en dernière année de l’ExIA, écolé d’ingénieurs informatiques. Fort de ses compétences et de ses  expériences en développement web et en management de projet, il nous apporte la touche technique indispensable pour concevoir Parenco.

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