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Le cycle de vie des technologies issues du web 2.0 : de la sphère privée aux usages professionnels

Articles, Divers, Web

Le marché du réseau social d’entreprise, des outils en ligne de management participatif et du social media marketing est en pleine effervescence. Les grandes marques mettent en place  en externe des plateformes d’innovation collaborative pour solliciter leurs consommateurs, les experts de leurs marchés ou bien leurs fournisseurs; et des intranet 2.0 en interne. Cette démarche globale d’open innovation décloisonne les entreprises et les amènent à solliciter les bonnes idées de tous les acteurs de leur écosystème, et en premier lieu de leurs employés. Alors que la bonne vieille boîte à idées qui trainait dans le couloir ou la boîte de réception d’un e-mail de contact restait trop souvent vide, les plateformes web d’innovation participative constituent désormais des sources non négligeables d’améliorations des pratiques et de valorisation des bonnes initiatives. On peut se demander si cet état de fait est motivé par une prise de conscience de la nécessité d’ouverture et de renouvellement ou bien par une peur de rater le coche mais ce serait tomber dans le procès d’intention. Après tout, l’important c’est que la culture du management, de la relation client et de l’innovation évoluent vers plus de transparence et plus de dialogue.

Cependant la mise en place de tous ces outils ainsi que la ré-orientation des stratégies de communication B to C (comprenez de l’offreur au consommateur final) vers le social media marketing révèlent un état de fait qui est assez nouveau : les outils issus des technologies du web 2.0 (réseaux  sociaux, blogs, wikis…) ont d’abord été adoptés par les particuliers avant de trouver leur place dans les activités professionnelles. Ce point représente une curiosité dans l’histoire des innovations majeures. En effet d’habitude, les nouvelles technologies sont d’abord développées à des fins professionnelles voire militaire (même internet à ses débuts) et elles trouvent  ensuite leurs usages « civils » dans des produits de grande consommation. Cela a été le cas pour la micro-informatique, le GPS, les micro-ondes, l’énergie nucléaire, l’aéronautique…Il en va tout autrement des outils communautaires  en ligne en général et des réseaux sociaux en particulier. Alors que Facebook vient de dépasser les 500 millions de membres (soit 10% de la population mondiale, excusez du peu…), les entreprises commencent à se dire que cette place de marché et ces nouveaux modes d’interactions représentent des leviers de croissance et d’innovation formidables. Poussées en cela par l’arrivée des représentants de la génération Y dans les rangs de leurs consommateurs et de leurs employés, elles cherchent à déployer vite et bien des stratégies de présence sur ces medias qui bouleversent les codes de la relation client et à implémenter des démarches de management participatif en interne afin de mieux capitaliser la connaissance et de valoriser leur capital humain.

Comment expliquer que les usages civils de ces technologies aient devancé les usages professionnels, au point de forcer les organisations à revoir leurs stratégies aussi bien en leur sein que vis-à-vis de leurs parties prenantes  externes (clients, fournisseurs…)? Pourquoi n’ont-elles pas anticipé ces bouleversements?

  • On pourrait avancer l’argument de la forme qu’ont pris les innovations liées au technologies du web 2.0. Nous ne sommes pas ici sur le terrain de l’innovation technologique : Twitter, Facebook, Wikipedia ou Foursquare ne représentent pas des nouveaux paradigmes technologiques. Mais on s’aventure sur le terrain mal défriché de l’innovation d’usage, tellement mal défriché qu’en France par exemple, les innovations d’usages représentent le (un des…) parent pauvre de la recherche et qu’elles souffrent d’un manque de considération; a tel point qu’Oséo, l’agence qui accompagne les projets innovants en France refuse encore trop souvent d’apporter son appui financier aux projets qui ne présentent pas d’innovation technologique, comprenez qui n’aboutissent pas au dépôt d’un brevet.
  • Ou bien, et peut-être est-ce plus inquiétant, cette mauvaise anticipation du changement du paradigme social démontre-t-il la faible agilité des entreprises et des organisations et une certaine inefficacité quant à leur missions de prospective sur l’innovation. Même si les choses bougent, l’Europe est encore très en retard sur ces questions d’innovation sociale et managériale. A ce titre, les entreprises américaines ont pris une sacrée longueur d’avance, tout particulièrement sur les usages professionnels du web 2.0 : Twitter est devenu un gros levier de business pour DELL et les groupes gérant des points de vente disséminés (Pizza Hut, Starbucks…) jouent à fond la carte Foursquare, conscient de l’énorme place de marché que sont en train de faire émerger l’exploitation des données géolocalisées. D’autant, la quasi-totalité des 100 plus grosses entreprises américaines ont mis en place en interne des outils de management collaboratif : mind mapping (ou cartes heuristiques), Intranet 2.0…
  • Enfin, on peut aussi chercher la réponse du côté des structures managériales figées et du sacro-saint « risk management » ou encore principe de précaution qui a omnibulé les managers et figé les organisation dans l’attentisme. Non seulement ces attitudes ont contribué à alimenter la perte de sens et de reconnaissance au travail dont souffrent certains salariés mais elles ont aussi nourri pour une bonne part l’immobilisme des modèles en place et favorisé un contexte peu propice au repérage de tendances de fond émergeant au sein de la société « civile ». On comprend bien que la mondialisation, la volatilité accrue des capitaux, la pression de la rentabilité et l’accélération de la vitesse de circulation de l’information ont créé un climat d’incertitude et de risques pour les entreprises, mais l’incertitude doit toujours encourager la marche en avant et l’innovation, pas l’immobilisme!

En se ruant précipitamment dans des stratégies de communication virales et communautaires encore trop souvent mal pensées et peu novatrices, l’entreprise prend le risque de mal comprendre et de mal maîtriser les nouveaux modes d’interaction avec  ses parties prenantes. Il y a encore 1 an, les grandes entreprises européennes se demandaient si elles devaient monter dans le train du social media ; aujourd’hui elles se demandent comment prendre le train en route pour ne pas être dépassées. Mais la vraie question devrait déjà être : comment être aux commandes de la locomotive?

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Nokia cherche des parents testeurs pour Story Visit

Parentalité, Web

Bonjour,

Je vous relaie une initiative très intéressante lancée par le Nokia Research Center. Ils travaillent sur un service nommé Story Visit qui permet à distance d’accompagner les enfants dans leur apprentissage de la lecture ou bien de leur lire des histoires grâce à Internet. C’est très pratique pour les parents séparés géographiquement de leurs enfants ou bien pour garder le lien avec les grands-parents, oncles, tantes, parrains , marraines…Story Visit permet donc de partager un moment intime et fondateur avec un enfant à distance!

Encore un exemple de co-création sur Internet pour offrir des services aux parents…Serait-ce dans l’air du temps ? ;-)

Pour plus d’infos et si vous voulez intégrer le panel des testeurs, c’est ici !

François

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Ergonomie innovante ?

Articles, Web

Quand on souhaite lancer une plateforme web collaborative qui rend des services à une population donnée (les parents en ce qui me concerne), il faut accorder un soin particulier à l’ergonomie des fonctionnalités. Sans rentrer dans des considérations encyclopédiques (les deux premières lignes de la définition de l’ergonomie dans Wikipedia donnent la migraine), l’ergonomie d’un site web renvoie à son utilisabilité, c’est à dire à la manière dont sont présentées les interfaces d’utilisation de ses fonctionnalités. Plus simplement, c’est la façon dont ce site invite les utilisateurs à  naviguer entre ses différentes fonctionnalités. Il va sans dire que c’est un point essentiel quand on souhaite développer une application internet. La meilleure façon de faire fuir des internautes est de concevoir un site incompréhensible ou très lourd  en terme de navigation. Le design et la navigation, deux éléments prépondérants de l’ergonomie, sont les deux premières expériences auxquelles sont confrontés les internautes sur un site, il faut donc y apporter un soin particulier.

C’est d’autant plus vrai quand, comme c’est le cas pour Parenco, un site vise à faciliter la vie quotidienne d’une population donnée. Si les parents s’inscrivent sur Parenco, c’est pour y trouver rapidement des services qui leur feront gagner du temps (trouver une ludothèque dans leur quartier, dénicher une baby-sitter, s’informer sur les spectacles pour enfants…). Si la navigation et le design graphique sont compliqués et peu ergonomiques, aucun parent n’utilisera Parenco.

Dans ce cas, il suffit de concevoir une ergonomie « user-friendly » ou « centrée utilisateur » en version gauloise. Evidemment dit comme ça, ça semble simple : plus l’ergonomie de mon site est instinctive et fonctionnelle, plus elle séduira les utilisateurs. Et là se pose le débat que je souhaite soulever dans ce billet…Quand on travaille à l’ergonomie d’un service web, on a tendance à dire « si les utilisateurs ne comprennent pas d’emblée et sans assistance la façon dont il peuvent utiliser les fonctionnalités, c’est que l’ergonomie n’est pas bonne ». Cette sentence aux airs péremptoires est vraie dans le meilleur des mondes mais alors comment fait-on pour innover en ergonomie s’il faut éviter de surprendre l’utilisateur?

Si on réfléchit bien, beaucoup de plateformes web ont imposé leur ergonomie alors même qu’au départ, elle ne semblait pas franchement instinctive : c’est vrai pour Facebook et c’est vrai pour Twitter par exemple. Pourtant on ne peut nier le succès de ces initiatives. Il est donc possible d’être user-friendly tout en étant innovant. Mais ne nous y trompons pas : innover en ergonomie implique de casser en partie les codes classiques et donc de prendre le risque de décourager les utilisateurs, sacré casse-tête !

Ce débat est au coeur des préoccupations pour le développement de Parenco. Notre plateforme web a pour mission d’offrir aux parents la possibilité d’utiliser différents modules pour leur faciliter la vie (un agenda, un module de géolocalisation, une application pour trouver des produits d’occasion…). Chaque situation de parentalité étant différente, chaque parent doit être en mesure de sélectionner les modules qu’il souhaite utiliser et de se construire ainsi une interface utilisateur qui lui permette d’avoir accès à tous les modules qu’il ou elle aura sélectionnés. Dans cette optique, je pensais à un fonctionnement modulaire du profil utilisateur, un peu comme Igoogle ou Netvibes. Chaque membre pourrait ainsi se construire sa page et la faire évoluer au gré de ses préoccupations et de ses besoins. Personnellement, j’utilise Netvibes comme agrégateur de ma vie numérique et je trouve l’ergonomie vraiment bien pensée, voyez plutôt :

l’onglet communication me permet de gérer sans m’y connecter mon compte facebook, mon compte Twitter et mon compte gmail :

alors que l’onglet web me permet de centraliser les flux RSS de tous les blogs que je suis ainsi que différents widgets :

Une ergonomie modulaire de ce type me paraît la plus adaptée au fonctionnement de Parenco. Cependant, si j’ai trouvé Netvibes assez instinctif, rien n’indique qu’il en est de même pour tout le monde et surtout pas pour une population qui n’est pas webophile. J’ai réalisé cela en discutant avec Nicolas Marx de Parislabs, une agence web qui conçoit des réseaux sociaux et qui a entre autre lancé le site communautaire Hélia. Ils avaient aux aussi pensé au départ à un fonctionnement modulaire type Netvibes mais ils ont eu de mauvais retours utilisateurs qui leur disaient ne pas bien comprendre l’ergonomie du service. Pour remédier à cela, ils sont revenus à une logique de flux rassemblés dans une même interface et retraçant l’actualité de chaque module, à la façon de Facebook, d’abord pour la lisibilité des informations, ensuite parce que les internautes ont l’habitude du fonctionnement de Facebook, qu’ils qu’ils l’ont apprivoiser et qu’ils n’ont pas envie d’investir du temps à s’approprier un nouveau fonctionnement trop différent. Cela nous amène à poser la question suivante : En terme d’ergonomie, le leader impose-t-il le standard? Il n’est pas ici question de juger l’ergonomie de Facebook qui a bien des égards est bien pensée mais de comprendre à quel point les services web successfull créent des verrous et des barrières à l’entrée grâce à leur ergonomie. Précisons également qu’Internet est déjà une révolution en soi en terme d’usage et que la capacité de tout un chacun à intérioriser de nouveaux usages est limitée. Il faut laisser les utilisateurs se faire aux règles de fonctionnement des réseaux sociaux et des plateformes collaboratives en utilisant des règles ergonomiques qui créent des repères.
Sera-t-il possible pour Parenco de proposer à ses utilisateurs une utilisabilité différente de celle des autres réseaux sociaux sans risquer de les décourager d’utiliser le service? Si la réponse est non, il serait dommage de se mettre au diapason des autres plateformes et ainsi brider les possibilités d’innovation, mais si la réussite est à ce prix…

Qu’en dites-vous? Pensez-vous qu’une innovation ergonomique rencontre toujours le succès quand elle est bien pensée?

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Elgg, plateforme idéale pour Parenco?

Articles, Projet Parenco, Web

Il existe aujourd’hui plusieurs solutions techniques pour lancer la version bêta de Parenco. Le choix se portera vers la solution qui offrira le meilleur rapport coût de développement /performances et évolutivité des fonctionnalités. Après avoir vu tourner plusieurs plateformes capables de propulser un réseau social de niche, de plus en plus d’arguments m’amènent à penser qu’Elgg est le meilleur choix. Laissez-moi partager avec vous ces arguments.

Une solution en logiciel libre


Elgg est une plateforme en logiciel libre ou open source. Cela veut dire que le code source est ouvert (non propriétaire) et que chacun peut créer librement du code pour faire évoluer la solution. C’est le cas pour Firefox (navigateur web) ou Linux (système d’exploitation) par opposition à Internet Explorer ou Windows qui sont des logiciels propriétaires. L’open source est une tendance de fond qui se développe de plus en plus. Certains prestataires se sont d’ailleurs spécialisés dans le développement en libre. En effet, cette façon d’envisager l’utilisation de logiciels offre beaucoup d’avantages :

  • Pas de licences à payer pour l’utilisateur
  • Possibilité d’envisager des développements complètement sur-mesure
  • Existence d’une communauté de développeurs qui collaborent et qui font avancer ensemble les possibilités de la solution. Chacun peut utiliser les codes que les autres ont développé et corriger d’éventuelles erreurs ou d’éventuelles failles de sécurité
  • Assurance pour l’utilisateur final de pouvoir changer de prestataire technique tout en capitalisant sur les développements déjà réalisés
  • Contournement pour les prestataires de l’obligation d’être dépendants du bon vouloir d’un éditeur de logiciels
  • Un avantage financier : à fonctionnalités égales, une solution en logiciel libre est souvent moins coûteuse pour l’utilisateur final qu’une solution en logiciel propriétaire, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus

Cependant, recourir à l’open source comporte aussi quelques inconvénients :

  • Si la communauté de développeurs se dissout, les développements et les intégrations de la solutions stoppent
  • Il n’existe pas d’alternatives libres à tous les logiciels propriétaires
  • La multiplicité des équipes de développement travaillant sur un même logiciel; il est parfois difficile de suivre l’évolution des fonctionnalités d’une solution libre
  • La pluralité des logiciels répondant à un même besoin et donc se faisant concurrences entre eux

Cette liste d’avantages et inconvénients n’est pas exhaustive mais soulève les points les plus importants. Malgré les difficultés inhérentes à l’écosystème de l’open source, ce choix nous paraît intéressant pour lancer une plateforme comme Parenco à moindre coût et quasi assurée de voir constamment de nouvelles fonctionnalités développées par la communauté qui est derrière.

Le fonctionnement d’Elgg


Elgg est donc une plateforme open source pour développer des réseaux sociaux. Le « core engine » ou noyau de base se conjugue à différents « plugins » ou extensions offrant différentes fonctionnalités (comme le CMS Wordpress pour ceux à qui ça parle). Les développeurs de la communauté Elgg créent et mettent à jour en permanence des plugins et en partagent le code. Les administrateurs d’un réseau social propulsé par cette solution peuvent donc régulièrement télécharger de nouveaux plugins et les intégrer pour les proposer aux utilisateurs du réseau qui choisissent ou non de les intégrer à leur profil. C’est exactement le fonctionnement souhaité pour Parenco : proposer aux membres du site des modules leur offrant différentes fonctionnalités (géolocalisation, agenda, partage de fichiers, groupes, gestion de contacts…) et les laisser construire leur espace utilisateur avec les modules dont ils ont besoin ; ainsi, chacun utilise les fonctionnalités qu’il veut en fonction de ce qu’il est venu chercher sur Parenco. Elgg propose aujourd’hui environ 700 plugins. La démarche et les idées qui propulsent Elgg est tout-à-fait en accord avec celles de Parenco : la co-création, la force de la communauté et la personnalisation des services.

La première version du service date de 2004 et la fédération de la communauté française a commencé en 2009.

Voici à quoi ressemble une interface Elgg:

Là évidemment ce n’est pas très sexy mais le thème et l’apparence sont personnalisables.

Pour une excellente explication d’Elgg, rendez-vous ici, cet article écrit par l’agence de conseil en architectures techniques Clever age a constitué une source de premier choix pour ce billet, merci à eux ! Si vous souhaitez intégrer la communauté francophone d’Elgg, c’est .

Enfin, si vous voulez tester une plateforme Elgg voici Beebac, un réseau social dédié au partage de savoirs scolaires et professionnels.

Bref, par son fonctionnement, et parce que c’est une solution open source, Elgg me paraît tout-à-fait adapté au lancement de Parenco. Cependant, il faut avoir une vision objective des différentes solutions techniques possibles pour propulser la plateforme, et c’est le but de l’élaboration d’un cahier des clauses techniques, mission pour laquelle je cherche actuellement un prestataire. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas! Si vous voulez discuter des avantages et inconvénients de l’open source en général et d’Elgg en particulier, ça m’aiderait beaucoup!

François

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Overdose de réseaux sociaux ?

Articles, Web

Dans le monde merveilleux des entrepreneurs du web, on croise aujourd’hui beaucoup de projets de création de réseaux sociaux. Parenco par exemple, en est un. C’est un fait assez étonnant car peu de réseaux sociaux gagnent de l’argent. Même Facebook ne dégage pas beaucoup de profits. Alors pourquoi ? Et bien il semble que les réseaux sociaux sur internet répondent à un vrai besoin en terme d’usages. On vivait bien sans, mais il faut reconnaître qu’on les adopte vite…Comme si ces outils comblaient un besoin latent. En outre, la forte progression du nombre d’inscrits sur les réseaux sociaux généralistes fait de plus en plus rêver annonceurs et médias, prémices éventuels d’une monétisation très prometteuse de ces services et de l’émergence de modèles économiques enfin viables et lucratifs, ce qui attirera sûrement de nouveaux acteurs…

Quelques exemple d'outils du web social

D’où mon interrogations du jour : y-a-t-il des moyens de faire cohabiter tous ces réseaux sans que ce soit un casse-tête à gérer pour l’utilisateur final ?

Si vous voulez bien, je vais prendre mon exemple : Personnellement j’utilise Facebook, Viadéo, Lindekin et Twitter. Je suis aussi membre du réseau social d’Atlantic 2.0, de la FING et d’un autre  (un NING pour les puristes)  qui regroupe les web-entrepreneurs français ; enfin cette semaine, j’ai découvert Foursquare…Il y en a beaucoup d’autres qui mériteraient que je m’y inscrive mais il y a un moment où ce n’est pas gérable ou alors je passerais ma journée sur des réseaux sociaux.

Petit rappel sur ces différents services :

Facebook est un réseau social généraliste qui vous permet de rester en contact avec vos amis en échangeant des messages, en partageant des photos, en organisant des évènements, en s’inscrivant à des groupes thématiques et d’autres choses encore. C’est le plus utilisé et il regroupe plus de 300 millions de membres.

Linkedin et Viadéo vous permettent de gérer votre réseaux professionnels et de rejoindre des communautés en échangeant sur des thématiques qui vous intéressent.

Twitter est un service de microblogging : vous éditez des « tweets » (littéralement gazouillis), messages de 140 caractères maximum auprès de vos « followers », c’est à dire des membres de Twitter qui suivent vos tweets et vous recevez les tweets des gens que vous suivez. Au début, j’étais très dubitatif sur l’intérêt de Twitter mais je me suis aperçu que c’est un formidable outil de veille.  140 caractères c’est peu…donc peu de blabla sur Twitter et beaucoup d’informations très instantanées avec des liens pour creuser. Une des grandes forces de Twitter, c’est que souvent,vous pouvez suivre les tweets des autres membres sans qu’ils vous connaissent ou qu’ils acceptent : rien ne vous empêche de suivre Bill Gates ou Barack Obama par exemple ; ce qui fait que les tweets de certains leaders d’opinions sont lus par des centaines de milliers de membres qui les retweetent eux-mêmes à leur followers et ainsi de suite…la viralité a enfin son outil dédié ;  Twitter compte aujourd’hui plus de 40 millions de membre. Au passage, voici mon compte Twitter.

Foursquare m’ a aussi beaucoup surpris au départ. Annoncé comme le nouveau phénomène web 2.0 après Twitter, ce service permet aux utilisateurs de déclarer un checkpoint, c’est à dire de signaler le lieu où ils sont. Le membre qui pointe le plus souvent dans un lieu est élu maire de ce lieu. OK et alors me direz-vous ? quel est l’intérêt à part fliquer ses amis et connaître tout ce qu’ils ont fait dans une journée ? ce qui fait un peu peur. Mais en fait Foursquare a une portée sociale très intéressante : il vous permet de faire découvrir à vos amis les endroits que vous aimez bien et inversement.Cela devient vite un jeu : être le premier à découvrir, partager et commenter un endroit branché ou une expo sympa. Interfacé avec votre compte  Twitter et utilisé depuis un téléphone portable avec un GPS, Foursquare prend tout son sens et devient lui aussi un outil viral de veille très puissant. C’est une description un peu simpliste car Foursquare offre bien d’autres possibilités ; pour ne savoir plus, lisez ceci.

Quand on voit aujourd’hui le nombre de réseaux sociaux dédiés à des thématiques particulières (Golfbuzz pour les golfeurs, Tribuweb pour les seniors, Peuplade pour les voisins bientôt Parenco pour les parents ;-) …), on peut se demander comment les utilisateurs vont s’y retrouver dans leurs différentes vies numériques. S’il faut se loger à chaque utilisation, dans le meilleur des cas et pour un maximum de sécurité, avec des identifiants et des mots de passe différents pour chaque service, c’est ingérable. Autre problème, la dissémination de son identité numérique : il est un peu inquiétant de se dire qu’en utilisant plusieurs services de ce type, on dissémine ses informations privées un peu partout sur la toile. Enfin, il y a le soucis de la redondance : pour chaque inscription, je dois souvent donner les mêmes informations, ce qui finit par agacer. Bref, on voit que la multiplication des outils sociaux sur le web pose un certain nombre de problèmes dont certains assez préoccupants.

Une première solution aux problèmes liés à la gestion de son identité numérique  réside peut-être dans l’utilisation d’Open ID ; il s’agit d’un service en ligne qui centralise votre identité numérique, vos identifiants et vos mots de passe sur les différents sites web que vous visitez. Plus besoin de remplir des formulaires qui demandent à chaque fois la même chose et d’aller chercher vos identifiants oubliés au fin fond de votre boîte e-mail. Concernant le  casse-tête que représente l’utilisation de plusieurs réseaux sociaux pour des usages différents, l’issue réside peut-être dans l’utilisation d’un outil qui servirait d’agrégateur de vie numérique. Netvibes et I-google permettent déjà de gérer vos comptes Facebook et Twitter, de centraliser tous les flux RSS et vos différentes boîtes e-mail mais il faudrait franchir un cap supplémentaire pour pouvoir gérer efficacement de manière centralisée et sécurisée tous les services du web social que vous utilisez. Peut-être qu’un tel outil existe déjà ?

Certains d’entre vous se disent sûrement en me lisant : « il est bizarre celui-là de pointer les problèmes qu’engendre la multiplication des outils sociaux en ligne alors qu’il veut lancer un réseau social pour les parents ». Je comprends mais c’est aussi ça la philosophie de ce blog : partager avec vous les interrogations qui sont les miennes pour Parenco. Surtout, je suis persuadé que les différentes préoccupations évoquées dans ce billet trouveront des réponses adaptées aux nouveaux usages sociaux propulsés par Internet. C’est le propre des grandes innovations d’engendrer une multitude de nouveaux produits et services, de nouveaux usages et aussi de nouveaux défis. Elles bousculent les habitudes et font émerger des interrogations jusqu’alors inexistantes. Gageons donc que les réseaux sociaux vont d’une part trouver leur cadre d’usage auprès des internautes (et ce faisant, limiter le nombre de nouveaux services sous lesquels on est noyé actuellement) et d’autre part, provoquer la mise en place de nouvelles législations et de nouveaux outils pour pallier aux difficultés que leur utilisation soulève.

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la co-création comme vecteur de nouvelles relations entre parents et professionnels de l’enfance

Articles, Projet Parenco, Web

Bonjour à tous,

A mesure que nous travaillons à la naissance de Parenco, les idées sur les services que nous souhaitons proposer aux parents s’affinent. Et il y en a une qui nous trotte dans la tête depuis le départ : la co-création de services ou de biens liés à la parentalité. Une de nos ambitions est de mettre en place des applications qui permettent aux parents de participer à des dispositifs d’innovation ascendante ou bottom-up (littéralement du bas vers le haut, soit du consommateur vers l’offreur) afin d’améliorer la qualité de service des professionnels de l’enfance d’un territoire donné.

La co-création, c’est la prise en compte réelle du potentiel de créativité et de jugement des consommateurs. Aujourd’hui, beaucoup de marques utilisent la co-création pour développer des produits et cela fonctionne.

Légo Factory par exemple, vous permet de concevoir en 3D de manière collaborative des nouveaux produits en utilisant des briques existantes, comme si vous étiez avec vos amis dans une salle qui vous donnait accès à toutes les pièces Légo en stock illimité, un rêve de gosse en somme…Ensuite, Légo vend votre création; 2700 modèles sont ainsi mis en vente chaque semaine sur le site du constructeur de briques. Très compliqué à mettre en place d’un point de vue industriel, ce nouvel outil a beaucoup d’avantages pour Légo:

  • être assuré de commercialiser des produits en accord avec sa cible
  • renforcer la loyauté comportementale de ses clients
  • augmenter le volume des ventes et le nombre de références
  • se positionner sur le marché du loisirs pour adultes (au même titre le marché du modélisme par exemple)

une vidéo expliquant comment fonctionne Lego factory

De nombreux clubs Légo d’adultes se sont formés autour de Légo Factory. Nike utilise aussi la co-création avec Nike-ID , solution qui vous permet de customiser vos chaussures sur la base de modèles de série. Dans la sphère de la parentalité, on pourra citer des exemples comme alphabet plates et roomsbyyou, déjà évoqués dans un article précédent.

Mais la co-création dépasse de loin le cadre de la conception de produits finis. On pourrait aussi l’utiliser pour co-produire des services publics : un groupe d’administrés « testeurs » pourrait être amené à valider par l’usage la mise en place de services publics, ce qui améliorerait le dialogue entre les collectivités locales et leurs administrés.  Une journée organisée par la FING en septembre à Rennes nous a permis de réfléchir à cet idée de services publics co-produits. La co-création peut aussi servir à faire produire un bien unique, totalement sur-mesure et inventé par vous : par exemple, un livre de contes que vous auriez écrits pour vos enfants (Rappelons que J.K Rowling, la créatrice d’Harry Potter a commencé comme ça…). Dans ce dernier cas, la co-création constitue également un début de réponse à l’évolution des relations entre clients et petits commerçants ou artisans locaux et permet sortir des logiques de produits hyper-standardisés dont le but est de générer des économies d’échelle (plus on produit un bien, moins il coûte cher à produire unitairement).

Il nous semble que les parents représentent une population particulièrement encline à participer à des mécanismes de co-création et ce pour plusieurs raisons:

  • être parent, c’est être créatif (divertissement, alimentation, aménagement, vêtement…)
  • chaque enfant est unique et  l’uniformisation des réponses industrielles ne reflète pas ces particularités
  • les parents ont besoin de connaître la traçabilité des produits destinés à l’enfant (alimentation bio, biberons sans bisphénol A…)
  • il y a autant de façon de vivre sa parentalité que de parents mais ils ont besoin de confronter leurs idées
  • la co-création ouvre la voie des petites séries de production rentables et seules ces petites séries peuvent prendre en compte des cas particuliers (enfants handicapés, triplés…)
  • co-créer c’est se regrouper, et se regrouper c’est avoir du poids sur la mise en place de nouvelles initiatives

Nous réfléchissons donc aux moyens d’introduire des mécanismes de co-création à la plateforme Parenco, ce qui pose plusieurs questions:

  • Comment rétribuer justement les parents co-créateurs? (voir billet précédent pour creuser cette question)
  • Comment élaborer des interfaces de création complètes, ergonomique et facile d’accès?
  • Comment gérer les problèmes de propriété intellectuelle?

Si vous avez des idées sur ces questions, n’hésitez pas!

François

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Les wincos : Parenco récompensera les parents contributeurs

Articles, Projet Parenco, Web

Quand nous présentons Parenco à des personnes susceptibles de nous aider à porter le projet, la première question est toujours la même: êtes-vous parents vous-mêmes? Pour l’instant, la réponse est non…en entendant cela, certains de nos interlocuteurs s’étonnent… »mais alors comment pouvez-vous savoir de quoi les parents ont besoin? ». En fait cet argument a peu de sens.

D’abord, sans être parents nous-mêmes, nous avons pas mal de bébés dans notre entourage: neveux, nièces, enfants d’amis…et biensûr nous discutons avec eux de leur parentalité; ensuite, le fait qu’on ne soit pas des papas n’est pas une raison suffisante pour nous juger incompétents pour monter un projet comme Parenco (les médecins n’ont pas forcément vécu les maux qu’ils traitent!); mais surtout, Parenco n’est pas là pour donner des conseils aux parents; d’autres sites qui ont pignon sur rue font déjà cela très bien. L’ambition de Parenco, c’est de créer des outils pour que les parents et les professionnels de l’enfance d’un même territoire échangent et génèrent eux-même du contenu via des outils collaboratifs: encyclopédie wiki, groupes de discussion, test de produits de puériculture, création d’évènements, publication de vidéos, de contes pour enfants…Nous faisons le pari que cette voie assurera la pertinence des contenus de Parenco.

Nous pensons surtout que toute contribution des membres de la communauté Parenco devra être rétribuée : d’une part cela encouragera la création de contenu, d’autre part il nous semble normal que ceux qui prennent du temps pour améliorer l’intelligence collective d’une communauté et  la somme des connaissances partagées soient récompensés. Oui mais comment? Pour l’instant, nous penchons pour une rétribution via une monnaie virtuelle : les wincos (ce que vous gagnez quand vous contribuez). Selon une échelle de rétribution communiquée par le site, certaines actions entraînant de la création de contenu pertinent pour la communauté feront gagner au contributeur un certain nombres de wincos. Ces wincos pourront être utilisés pour faire des dons à une association, pour acheter des applications non gratuites ou pour acquérir des produits liés à l’enfance commercialisés par des distributeurs sélectionnés avec lesquels Parenco aura développé des partenariats via des mécanismes d’affiliation. Nous devons encore explorer ce concept dans le détail et il est évident qu’une foule de questions se posent: comment éviter les abus et les comportements trop profiteurs? Comment s’assurer que Parenco soit toujours en mesure de rétribuer ses contributeurs sans mettre dans la balance sa pérennité? …

Cette piste prometteuse est donc encore à défricher mais les questions sur les monnaies virtuelles dans les mécanismes de crowdsourcing sont de plus en plus discutées sur le web et nous espérons trouver avec les wincos un outil qui encourage les membres à générer du contenu et qui rétribue les meilleurs contributeurs à hauteur de leur implication.

Si vous connaissez des exemples de mécanismes de rétribution de contenus sur internet qui fonctionnent bien, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires. Pensez-vous que ce système est juste et fiable?

François

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Doudou superstar

Articles, Parentalité, Web

Chers parents et futurs parents, oncles, tantes, parrains…

Toujours dans l’envie de vous faire découvrir les plans intéressants et innovants du net pour les enfants, je voudrais vous parler aujourd’hui de www.laviedemondoudou.com.  C’est un site web fonctionnant sur le principe du built-to-order, qui propose de vous envoyer un livre qui a pour héros le doudou (ou le ninin ou n’importe quel objet assimilé) de votre enfant, neveu ou nièce, filleul(e)…

la vie de mon doudou 1

Il existe deux formules:

- mon doudou raconte:  vous uploadez des photos du doudou sous plusieurs angles,  vous l’insérez dans les pages d’une des histoires proposées par le site que vous aurez choisie et le doudou devient le narrateur de l’histoire.

- les aventures de mon doudou : même principe sauf qu’ici, c’est le doudou le héros de l’histoire! Plusieurs titres sont disponibles : la journée de mon doudou, mon doudou et les couleurs, mon doudou protège la planète

la vie de mon doudou 2

Les livres coûtent 21,94€ ou 29,90€ selon la formule chosie, ils sont éco-conçus en France et vous pouvez bien entendu les dédicacer.

Voilà une bonne idée pour Noël! et oui c’est dans un mois et demi…

A ce propos,  trouvez-vous que c’est compliqué de choisir des cadeaux pour des enfants? et que pensez-vous de toutes ces offres personnalisées?

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Web et lien social ???

Web

Un petit article pour constater comment la vision de la relation entre lien social et web a évolué depuis l’apparition d’Internet.

Petit flashback il y a environ 10 ans : quand Internet s’est démocratisé en France, les sociologues, les médias et par voie de conséquence l’opinion publique se sont inquiétés des effets pervers que pouvait avoir cette « réalité virtuelle » sur le lien social entre les individus. On entendait souvent des discours qui laissaient à penser qu’Internet renfermait les gens sur eux-mêmes, les coupait de la vie réelle et faisait d’eux des autistes inadaptés à la vie en société…les premiers web-geeks en somme…

Avec le développement des chats et des forums sont apparues les problématiques liées à l’anonymat de l’internaute : si personne ne peut m’identifier, alors tout est permis et je peux me cacher derrière mon pseudo pour dire et faire n’importe quoi. Ce système a aidé ceux qu’on a alors appelé les « cyber-prédateurs » à commettre leurs méfaits, alors même qu’on pensait avoir trouvé la parade grâce à l’adresse IP.

Enfin, les jeux massivement multi-joueurs tels que Counter Strike ou plus récemment World of Wracraft ont souvent été accusés d’isoler les adolescents dans des mondes virtuels et de développer leurs instincts violents, jusqu’à être reconnus responsables de drames comme ceux de Columbine ou Winnenden.

Video de surveillance pendant le massacre de Columbine

Video de surveillance pendant le massacre de Columbine

Bref, non content de détruire le lien social, Internet faisait resurgir nos plus vils instincts… et quand la bulle Internet a éclaté c’était le pompon : « on vous l’avait bien dit que tout ça c’était de la flûte et dangereux ». C’était oublié un peu vite qu’une innovation est rarement mauvaise en elle-même et qu’elle ne devient que ce que l’on en fait … C’est l’usage qui fait émerger les avantages et les dangers d’une technologie c’est-à-dire l’appropriation par l’homme de cette technologie. Bien sûr il faut prendre des précautions, bien sûr certains usages du web ont des effets pervers si on ne les surveille pas mais c’est une des composantes de l’innovation.

Aujourd’hui, il est difficile de nier que le web nous apporte énormément et qu’il a changé beaucoup de choses et en premier lieu le partage de l’information : il bouleverse le schéma « top down » vertical traditionnel (quelques médias font circuler l’information vers les masses) en générant  une circulation plus horizontale et sans censure de l’information entre les individus ;  rappelez-vous la vitesse à laquelle le monde a eu accès aux images des émeutes après les dernières élections en Iran grâce aux sites de partage de vidéos en ligne. Là où il y a 20 ans, l’information était une richesse en soi, aujourd’hui, puisqu’elle est surabondante et disponible pour tous, c’est la capacité à mobiliser cette information qui devient un avantage concurrentiel, d’où l’essor très rapide des moteurs de recherche. Mais ce n’est pas tout! Internet et ses nouvelles fonctionnalités (le web 2.0 ou quand les internautes deviennent créateurs de contenu) nous permettent de créer des espaces qui reflètent notre identité grâce par exemple aux blogs et aux réseaux sociaux. Ce que je suis dans la vie réelle se retrouve sur Internet: quand il y a 10 ans je pouvais me comporter n’importe comment sur le web sous couvert d’anonymat, aujourd’hui je dois faire attention car le web 2.0 a crée des ponts entre mon identité réelle et mon identité numérique. D’où les grosses interrogations du moment sur l’identité numérique et la gestion de la confidentialité sur Internet.

Cette prise de conscience est même déjà dépassée par un enjeu plus fort: Internet est devenu un générateur de lien social, parce qu’il est un espace de rencontres et de découvertes sans limites mais aussi parce qu’il offre des espaces de co-création. Grâce aux outils wikis, aux réseaux sociaux, aux blogs et à tous les mécanismes de crowdsourcing, les internautes se rencontrent en générant du contenu ensemble sur des thèmes qui les rassemblent. En connectant les individus entre eux et en leur permettant d’échanger sur les mêmes problématiques ou de partager les mêmes passions, Internet provoque l’émergence d’initiatives très intéressantes d’un point de vue sociétal. Les exemples ne manquent pas: la montre verte, agoravox, peuplade

C’est en comprenant cela que nous est venue l’idée de Parenco : créer un espace où les parents se rencontrent pour échanger sur des problématiques communes et y trouver des solutions tout en respectant le modèle éducatif de chacun. Parce que s’il y a un thème sur lequel les parents échangent beaucoup, c’est bien les enfants !!!

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